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Leçons islamiques simplifiées à la lumière du Coran et de la Sunnah — Première partie — Deuxième édition 2025 – 1446 H
Auteur : Abdullah Barry (Barry Salam)
Table des matières
- Introduction
- Dédicace
- Chapitre 1 : Définitions préliminaires et notions fondamentales
- Chapitre 2 : La croyance islamique (les fondements de la religion)
- Chapitre 3 : Les actes d'adoration (les branches essentielles de la religion)
- Chapitre 4 : Citations bénies
- Chapitre 5 : Cent paroles bénies rapportées de la tradition
- Chapitre 6 : Extraits de la Risâlat al-Huqûq (Traité des droits) de l'Imam Zayn al-ʿÂbidîn (paix sur lui)
- Chapitre 7 : Quelques règles de bienséance islamiques importantes dans la vie du croyant
- Conclusion
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Introduction
Louange à Allah, Seigneur des mondes, louange à Allah qui nous a guidés vers l'islam, nous a honorés par la foi et a fait de nous des membres de la communauté du maître de l'humanité, notre maître et notre Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), le meilleur de ceux qui ont enseigné et éduqué, et le plus grand de ceux qui ont appelé à la miséricorde, à la guidance et à la paix.
Que la paix et la bénédiction soient sur notre maître Muhammad, sur sa famille pure et bonne, sur ses Compagnons éminents et bénis, et sur ceux qui les ont suivis dans le bien jusqu'au Jour de la Rétribution.
Cela dit :
Allah, gloire à Lui, le Très-Haut, a ordonné à Ses serviteurs de se préserver eux-mêmes ainsi que leurs familles, et de les éduquer dans la foi, le bien et la droiture. Il a dit, majestueux soit-Il : « Ô vous qui croyez ! Préservez-vous, vous et vos familles, d'un Feu dont le combustible sera les hommes et les pierres » [At-Tahrîm : 6]. De même, le Prophète (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a appelé à enraciner la foi, le bon caractère et l'adoration dans le cœur des enfants dès leur jeune âge, en disant : « Ordonnez à vos enfants d'accomplir la prière à sept ans… », et il a dit aussi : « Éduquez vos enfants sur trois choses : l'amour de votre Prophète, l'amour des gens de sa maison et la récitation du Coran. »
C'est à partir de ces grands enseignements islamiques, et par sentiment de responsabilité religieuse, éducative et humaine, qu'est né ce modeste livre intitulé « Je suis musulman : j'apprends ma religion et je respecte les autres », comme une étape éducative et pédagogique visant à faire connaître aux garçons et aux filles les bases de la religion islamique, et à enraciner dans leur cœur les sens de la foi, de la morale, de la miséricorde et de la coexistence, à la lumière du Livre d'Allah, le Très-Haut, de la Sunnah de Son noble Messager (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), et de ce qui a été rapporté de la part des gens de sa maison purs et de ses Compagnons vertueux, qu'Allah, le Très-Haut, les agrée tous.
Dans ce travail, j'ai tenu à faire un livre qui rassemble les enfants de la communauté islamique, loin de l'esprit de fanatisme, de haine et de division. C'est pourquoi j'y ai traité certaines questions fondamentales selon les deux grandes écoles bien connues chez les musulmans : l'école des Sunnites et l'école des chiites, dans un style fondé sur le respect, l'équité et l'objectivité, sans dénigrement, ni incitation, ni offense envers aucune partie. J'y ai en outre fait ressortir l'opinion de l'auteur sur certaines questions qui l'exigeaient, dans des paragraphes distingués par un encadré et un titre (« Opinion de l'auteur »), afin que l'exposé des écoles se distingue de l'effort personnel de réflexion de l'auteur.
J'étais conscient dès le départ de la sensibilité de cette démarche et des critiques ou des positions divergentes qu'elle pouvait entraîner. J'ai néanmoins préféré poursuivre ce projet, convaincu que la communauté islamique a plus que jamais besoin aujourd'hui de rapprochement et de compréhension mutuelle, et de rejeter les causes de division et de fanatisme, surtout à une époque où se sont multipliés les conflits intellectuels et doctrinaux et où se sont affaiblis les sens de la fraternité et de l'unité.
Mon premier objectif dans ce travail est de contribuer, même modestement, à enraciner la culture de la coexistence pacifique, du respect mutuel et de l'acceptation de l'autre entre les musulmans, et même entre tous les êtres humains, à partir de la parole d'Allah, le Très-Haut : « Nous avons certes honoré les fils d'Adam » [Al-Isrâ' : 70].
L'islam est une religion de miséricorde, d'unité, de justice et de connaissance mutuelle ; ce n'est pas une religion de conflit, de déchirement ou d'exclusion.
J'ai également souhaité, à travers ce livre, offrir un support éducatif simplifié à mes enfants et à mes élèves, ainsi qu'à toute famille, tout éducateur et tout enseignant, afin de contribuer à former une génération musulmane fière de sa religion, ferme dans son identité, ouverte d'esprit, équilibrée dans sa pensée, de bon caractère, généreuse dans ses relations, et éloignée de l'extrémisme, du fanatisme et de la haine.
Allah, le Très-Haut, n'a pas créé les hommes pour qu'ils se disputent au sujet des noms et des appartenances, mais pour qu'ils L'adorent et Lui obéissent. Il dit, gloire à Lui : « Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent » [Adh-Dhâriyât : 56]. De même, Il ne nous a donné qu'un seul nom, rassembleur et noble, en disant : « C'est Lui qui vous a nommés musulmans, auparavant et dans ce [Livre] » [Al-Hajj : 78]. Il nous a tous appelés à l'unité, à l'entraide et à la concorde, en disant, Il est le Très-Haut : « Entraidez-vous dans l'accomplissement du bien et de la piété » [Al-Mâ'ida : 2], et Il dit, gloire à Lui : « Ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et votre force s'en ira » [Al-Anfâl : 46]. Il nous a aussi mis en garde contre la division et le déchirement, en disant, Il est le Majestueux, l'Exalté : « Et cramponnez-vous tous ensemble au câble d'Allah et ne vous divisez pas » [Âl ʿImrân : 103], et Il dit, Sa Majesté est sublime : « Ceux qui ont divisé leur religion et sont devenus des sectes, tu n'as rien à voir avec eux » [Al-Anʿâm : 159]. Et le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Ne vous haïssez pas, ne vous enviez pas, et soyez, serviteurs d'Allah, des frères. »
Ce livre comprend un ensemble de sujets importants relatifs à la croyance, aux actes d'adoration, à la bienséance et à la morale islamiques ; il contient aussi un certain nombre de hadiths prophétiques et de traditions rapportées. Il est rédigé dans un style simple et accessible, adapté aux jeunes et aux débutants, car son but essentiel est l'éducation avant la polémique, la construction avant la divergence, l'enseignement avant la classification et la division. Le livre est divisé en sept chapitres principaux, comme suit :
Définitions préliminaires et notions fondamentales sur la religion islamique.
La croyance islamique et les fondements de la religion.
Les actes d'adoration et la Sharia islamique.
Extraits choisis du livre du Cheikh ʿAbd ar-Rahmân al-Akhdarî, qu'Allah, le Très-Haut, lui fasse miséricorde.
Plus de cent hadiths et traditions rapportées, choisis.
Extraits choisis de la Risâlat al-Huqûq (Traité des droits) de l'Imam ʿAlî Zayn al-ʿÂbidîn (paix sur lui).
Quelques règles de bienséance islamiques dont le musulman ne peut se passer.
Pour conclure, je demande à Allah, gloire à Lui, le Très-Haut, de rendre ce travail purement pour Sa noble Face, d'en faire profiter les musulmans et les musulmanes, et d'en faire une cause de diffusion du bien, de l'amour et de l'unité entre les enfants de la communauté.
Je Lui demande également, le Très-Haut, de faire parvenir la récompense de ce travail à l'âme de notre maître Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), à sa famille pure, à ses nobles Compagnons, à tous ceux qui m'ont enseigné, éduqué et fait du bien, à mes chers parents, à mes cheikhs et à mes maîtres, et à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce travail et l'ont soutenu matériellement ou moralement.
Et la fin de notre invocation est : louange à Allah, Seigneur des mondes. Qu'Allah accorde Ses grâces, Sa paix et Sa bénédiction à notre maître Muhammad, à sa famille et à tous ses Compagnons.
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Dédicace
Louange à Allah, Seigneur des mondes. Que la paix et la bénédiction soient sur notre maître Muhammad, sceau des prophètes et des messagers, sur sa famille pure et bonne, sur ses Compagnons éminents et bénis, et sur ceux qui les ont suivis dans le bien jusqu'au Jour de la Rétribution. Cela dit :
Je dédie ce livre, en quête de l'agrément d'Allah, le Très-Haut, à l'humanité tout entière, convaincu que le message de l'islam est une miséricorde pour les mondes et une guidance pour tous les êtres humains, qui n'est réservée à aucune race, aucune couleur ni aucun pays.
Puis je le dédie à la communauté islamique d'Orient et d'Occident, et en particulier au peuple guinéen béni, espérant d'Allah, le Très-Haut, qu'Il fasse de ce travail une pierre dans l'édification de l'être humain, une contribution à la diffusion du savoir et à l'enracinement des valeurs de foi, de justice, de miséricorde, de paix et de coexistence humaine.
Je le dédie également aux savants de la communauté islamique en général, et aux savants de la République de Guinée en particulier, notamment à mes maîtres et à mes cheikhs qui ont eu, après la grâce d'Allah, le Très-Haut, la plus grande influence sur mon instruction, mon orientation et mon éducation, ainsi qu'à tous ceux qui m'ont enseigné une lettre, m'ont guidé vers le bien ou m'ont aidé dans la quête du savoir.
Je le dédie aussi à mes chers parents, à ma famille, à mes proches et à mes amis, à tous ceux qui m'ont soutenu par leurs invocations, leurs conseils ou leurs encouragements, et à tous ceux qui auront entre les mains les pages de ce livre, espérant qu'ils y trouveront un savoir utile, une idée sincère ou une bonne parole qui les rapprochent d'Allah, le Très-Haut.
Je le dédie encore aux dirigeants de la République de Guinée, gouvernement et peuple, ainsi qu'à ses savants, ses notables, ses institutions, ses instances et ses organisations nationales, islamiques et humanitaires, demandant à Allah, le Très-Haut, d'accorder à tous le succès dans ce qui est bon pour le pays et pour ses habitants, et de faire de l'entraide dans l'accomplissement du bien et de la piété un chemin vers l'essor de la communauté et l'élévation de l'humanité.
Je demande à Allah, gloire à Lui, le Très-Haut, de rendre ce travail purement pour Sa noble Face, de le bénir et d'en faire profiter, d'en faire une lumière qui guide vers la vérité, un pont vers la compréhension mutuelle et une cause d'enracinement des valeurs islamiques et humaines, et d'inscrire sa récompense à celui qui le lira, en tirera profit, l'enseignera, le diffusera ou y renverra. Il en est le Maître et Il en est capable.
Si ce livre contient du juste, il vient d'Allah seul ; s'il contient une erreur ou une insuffisance, elle vient de moi et du Diable, et Allah et Son Messager en sont innocents. C'est d'Allah que je demande qu'Il pardonne les fautes, accepte le travail et le rende purement pour Sa noble Face."
Et la fin de notre invocation est : louange à Allah, Seigneur des mondes.
Abdullah Barry (Barry Salam)
Chapitre 1 : Définitions préliminaires et notions fondamentales
1. Définition de l'islam
L'islam a plusieurs définitions, dont les plus importantes sont :
Premièrement - Il a été dit que l'islam est : une relation individuelle entre le serviteur et son Seigneur (son Créateur). Cette définition est incomplète, car elle ne traite que du côté propre à l'adoration, à l'exclusion des autres dimensions religieuses et mondaines.
Deuxièmement - L'islam est : une croyance divine de laquelle découle un système complet de vie. Cette définition, bien que résumée, englobe toutes les dimensions de la vie humaine, qu'elles soient religieuses ou mondaines. C'est la définition adoptée par la plupart des savants chiites.
Troisièmement - Il a été dit que l'islam est : la soumission à Allah par le tawhid, l'obéissance docile envers Lui et le désaveu du shirk. Cette définition est la plus répandue chez la majorité des savants Sunnites (Ahl as-Sunna wal-Jamaʿa), et il n'y a pas de différence entre elle et la deuxième définition.
Quatrièmement - Opinion de l'auteur : l'islam est une religion venue pour guider l'humanité et organiser sa vie dans tous les domaines, qu'ils soient religieux, politiques, sociaux, économiques, comportementaux, etc.
Cinquièmement - Opinion de l'auteur : l'islam est un système moral et comportemental sublime, lié à la Vérité, gloire à Lui, le Très-Haut, que l'être humain pratique dans sa vie avec conscience et par choix, sans contrainte ni coercition. Le Très-Haut dit : « Nulle contrainte en religion ! Car le droit chemin s'est distingué de l'égarement » [Al-Baqara : 256], et Il dit aussi : « Dis : La vérité émane de votre Seigneur : quiconque veut, qu'il croie, et quiconque veut, qu'il mécroie » [Al-Kahf : 29].
Sixièmement - Opinion de l'auteur : l'islam est la soumission à l'agrément d'Allah, le Très-Haut, et l'éloignement du mal, du tort et des désagréments à l'égard des autres. Pour en savoir plus, veuillez vous reporter au livre « Al-Basîra wan-Nûr » (La Clairvoyance et la Lumière) de l'auteur.
2. Définition de la foi (imân)
Premièrement - La foi est : une croyance du cœur, une parole de la langue, et un acte et une mise en pratique par les membres. Cette définition est la plus répandue chez la majorité des savants sunnites, qu'Allah, le Très-Haut, les agrée. Les chiites ne les contredisent pas sur ce point.
Deuxièmement - La foi est : la croyance en Allah, en Ses attributs, en Sa justice, en Sa sagesse, ainsi qu'en la prophétie et en l'imamat. C'est également la définition la plus répandue chez les chiites, et les sunnites ne les contredisent pas, sauf sur la seule question de l'imamat.
3. Définition de l'excellence (ihsân)
Premièrement - L'ihsân est : d'adorer Allah, le Très-Haut, comme si tu Le voyais ; et si tu ne Le vois pas, Lui te voit. Par accord unanime.
Deuxièmement – Opinion de l'auteur : l'ihsân est : que le serviteur adore son Seigneur avec la présence du cœur et la vigilance, en ayant conscience qu'Allah, le Très-Haut, est avec lui et le surveille dans toutes ses paroles et tous ses actes. Le Très-Haut dit : « Et faites le bien ! Car Allah aime les bienfaisants » [Al-Baqara : 195].
Troisièmement – Opinion de l'auteur : l'ihsân : (c'est se parer du bon caractère) et traiter les gens avec bonté, sans leur nuire ni par la parole ni par l'acte. Notre maître ʿAlî ibn Abî Tâlib, qu'Allah honore son visage, a dit : « Les cœurs ont été naturellement portés à aimer celui qui leur fait du bien et à détester celui qui leur fait du mal », et il a dit aussi : « Si vous voyiez la bienfaisance prendre la forme d'une personne, vous la verriez d'une beauté qui surpasse tous les mondes. »
4. Définition de l'adoration (ʿibâda)
Premièrement - L'adoration est : un terme qui englobe tout ce qu'Allah, le Très-Haut, aime et agrée comme paroles et actes, apparents et intérieurs. (Avis de la majorité).
Deuxièmement - L'adoration est : la soumission docile et l'humilité devant Allah, le Très-Haut. Par accord unanime.
Troisièmement – Les savants chiites disent que l'adoration a deux sens, un sens général et un sens particulier :
Quant au sens général : il désigne « toute parole ou tout acte de bien, voire tout mouvement que le serviteur accomplit en réponse aux ordres du Maître, Puissant et Majestueux, ou en réponse à Ses interdictions ». Il comprend les actes d'adoration et les relations entre les gens, et il couvre tous les mouvements de l'être humain.
Quant au sens particulier : « ce sont les œuvres qu'Allah, gloire à Lui, le Très-Haut, a imposées à Son serviteur, et dont la validité est conditionnée par l'intention de s'y conformer pour se rapprocher d'Allah, Puissant et Majestueux ». C'est-à-dire qu'elles ne sont valides ni acceptées de la part du serviteur que si elles sont précédées de l'intention de se conformer à l'ordre pour se rapprocher d'Allah, le Très-Haut.
5. Définition du repentir (tawba)
Le repentir est : le retour à Allah, le Très-Haut, l'abandon de la désobéissance, le regret de l'avoir commise et la résolution de ne pas y revenir. Il est obligatoire pour tout musulman et toute musulmane, pour tous les péchés commis, grands ou petits. Le Très-Haut dit : « Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès » [An-Nûr : 31]. Et Il dit aussi : « Dis : Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux » [Az-Zumar : 53]. Par accord unanime, avec quelques adaptations.
6. Définition de l'expiation (kaffâra)
Premièrement - L'expiation est : ce par quoi le musulman expie son péché : une aumône, un jeûne, l'affranchissement d'un esclave ou le fait de nourrir un pauvre. Par accord unanime.
Deuxièmement - Les types d'expiation et leurs causes en islam sont les suivants :
L'expiation en est : nourrir, ou vêtir, ou affranchir un esclave ; s'il ne peut rien de tout cela, il lui incombe de jeûner trois jours, consécutifs ou non. La preuve en est la parole du Très-Haut : « Allah ne vous sanctionne pas pour la futilité dans vos serments, mais Il vous sanctionne pour les serments que vous avez réellement engagés. L'expiation consiste alors à nourrir dix pauvres, de la nourriture moyenne dont vous nourrissez vos familles, ou à les vêtir, ou à affranchir un esclave. Quant à celui qui n'en trouve pas les moyens, il jeûnera trois jours. Telle est l'expiation de vos serments quand vous avez juré. Et tenez vos serments. Ainsi Allah vous explique Ses versets, afin que vous soyez reconnaissants » [Al-Mâ'ida : 89].
L'expiation du zihâr : le zihâr est le fait, pour un homme musulman, de dire à son épouse : (Tu es pour moi comme le dos de ma mère...). Dans ce cas, s'il regrette et veut reprendre son épouse, il doit accomplir l'une de ces trois choses : affranchir un esclave ; s'il ne le peut pas, jeûner deux mois consécutifs ; et s'il ne le peut pas non plus, nourrir soixante pauvres.
Il doit accomplir l'une de ces trois choses avant qu'il y ait de nouveau rapport conjugal entre eux. La preuve en est la parole du Très-Haut : « Ceux qui répudient leurs femmes par zihâr, puis reviennent sur ce qu'ils ont dit, [doivent] affranchir un esclave avant que les deux ne se touchent. C'est ce à quoi vous êtes exhortés ; et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. Celui qui n'en trouve pas les moyens jeûnera deux mois consécutifs avant que les deux ne se touchent ; et celui qui n'en est pas capable [nourrira] soixante pauvres. Cela, afin que vous croyiez en Allah et en Son Messager. Telles sont les limites d'Allah ; et pour les mécréants il y a un châtiment douloureux » [Al-Mujâdala : 3-5].
Quant au meurtre volontaire : sa sanction est le talion ; si les ayants droit de la victime pardonnent ou acceptent le prix du sang, le meurtrier doit alors se repentir sincèrement et verser le prix du sang. Quant à l'obligation d'y ajouter l'expiation, il y a divergence entre les savants : les chaféites l'imposent, tandis que les hanafites et les malikites ne l'imposent pas en raison de la gravité du péché du meurtre volontaire, et les chiites imamites l'imposent en cumulant l'affranchissement, le jeûne et le fait de nourrir. Le Très-Haut a dit : « Quiconque tue un croyant intentionnellement, sa rétribution alors sera l'Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l'a frappé de Sa colère, l'a maudit et lui a préparé un énorme châtiment » [An-Nisâ' : 93].
Quant au meurtre involontaire : si une personne fait quelque chose qui lui est permis et tue autrui par erreur, par exemple en voulant chasser et en atteignant un musulman dont le sang est protégé, ou en creusant un trou dans lequel une personne tombe, ou en faisant une chose qui a été la cause de la mort d'une personne alors qu'il n'avait aucunement l'intention de lui nuire, et encore moins de la tuer, il doit alors expier en affranchissant un esclave croyant ou en jeûnant deux mois consécutifs. Le Très-Haut dit : « Il n'appartient pas à un croyant de tuer un [autre] croyant, sauf par erreur. Quiconque tue par erreur un croyant, qu'il affranchisse un esclave croyant et verse une indemnité à la famille de la victime, à moins que celle-ci ne la remette en aumône. Si la victime appartient à un peuple ennemi à vous tout en étant croyante, [le meurtrier] affranchira un esclave croyant. Si elle appartient à un peuple avec lequel vous avez un pacte, il versera une indemnité à sa famille et affranchira un esclave croyant. Celui qui n'en trouve pas les moyens jeûnera deux mois consécutifs, en guise de repentir envers Allah. Allah est Omniscient et Sage » [An-Nisâ' : 92].
L'expiation de la rupture du jeûne en plein jour de Ramadan : (elle survient soit par le fait de manger intentionnellement une chose licite ou illicite, soit par un rapport conjugal, soit par la masturbation... etc.).
L'expiation de la rupture intentionnelle du jeûne par une chose licite : il y a divergence entre les écoles. Les chaféites et les hanbalites estiment que la personne se repent sincèrement devant Allah et rattrape ce jour, sans expiation à sa charge ; tandis que les hanafites, les malikites et les chiites imamites estiment qu'il faut l'expiation en plus du rattrapage, et c'est l'une de ces trois choses : affranchir un esclave croyant, ou jeûner deux mois consécutifs, ou nourrir soixante pauvres.
L'expiation de la rupture intentionnelle du jeûne par une chose illicite : la majorité des Sunnites ne fait pas de différence, quant au principe du jugement, entre celui qui rompt le jeûne par une chose licite et celui qui le rompt par une chose illicite ; quant aux chiites imamites, la majorité de leurs juristes impose le cumul des trois expiations (l'affranchissement, le jeûne et le fait de nourrir).
L'expiation du rapport conjugal en plein jour de Ramadan : se repentir d'abord devant Allah, le Très-Haut, rattraper le jour, puis expier par l'une de ces trois choses : affranchir un esclave, ou jeûner deux mois consécutifs, ou nourrir soixante pauvres. Par accord unanime.
L'expiation du rasage lors du hajj : si la personne en état de sacralisation (ihrâm) se rase ou se coupe les cheveux après l'entrée en ihrâm et avant l'immolation de la bête, elle expiera en accomplissant l'une de ces trois choses mentionnées dans la parole du Très-Haut : « Et ne vous rasez pas la tête avant que l'offrande ait atteint son lieu d'immolation. Quiconque parmi vous est malade ou souffre d'une affection de la tête [devra] une compensation : jeûne, aumône ou sacrifice » [Al-Baqara : 196] (c'est-à-dire : jeûner trois jours, ou nourrir six pauvres, ou immoler un mouton et en faire l'aumône aux pauvres)..
Troisièmement – La différence entre l'expiation (kaffâra) et la compensation (fidya) : l'expiation est un rachat d'un péché et une réparation de ce dans quoi le musulman est tombé, alors que la compensation est une facilité accordée à la personne pour une chose qu'il lui est difficile d'accomplir, de sorte qu'elle passe de ce qui est le plus difficile à ce qui lui est le plus facile, comme la compensation du jeûne par exemple, puisque Allah a dit : « Et pour ceux qui ont la capacité de jeûner [mais avec grande difficulté], il y a une compensation : nourrir un pauvre » [Al-Baqara : 184]. Comme le jeûne lui était difficile, le Législateur l'a converti en nourriture, qui est plus facile pour lui que le jeûne.
7. Définition du tawhid
Le tawhid est : le premier des fondements de la religion chez les chiites jaʿfarites, et il comprend quatre catégories, qui sont :
Le tawhid dans l'Essence : c'est croire qu'Allah, le Très-Haut, est Un dans Son Essence, qu'Il n'a ni pareil ni semblable, et qu'on ne peut concevoir pour Lui ni pareil ni semblable. Le Très-Haut dit : « Rien n'est semblable à Lui ; et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant » [Ash-Shûrâ : 11].
Le tawhid dans les attributs : c'est croire que Ses attributs essentiels sont identiques à Son Essence, le Très-Haut, et qu'ils ne s'y ajoutent pas, gloire à Lui, le Très-Haut. Comme le Très-Haut a dit : « C'est Lui Allah : le Créateur, Celui qui donne l'être, Celui qui façonne. À Lui les plus beaux noms. Ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c'est Lui le Puissant, le Sage » [Al-Hashr : 24].
Le tawhid dans les actes : c'est que tout acte, mouvement ou phénomène qui se produit dans ce monde se produit sous l'autorité du Créateur, par Sa volonté et Son décret, le Très-Haut, et que rien ne peut avoir d'effet dans cette existence sinon avec Sa permission et Sa volonté, le Très-Haut. Le Très-Haut dit : « Et Allah vous a créés de terre, puis d'une goutte de sperme, puis Il a fait de vous des couples. Aucune femelle ne porte ni ne met bas sans qu'Il le sache. Et il n'est donné à aucun vivant de longue vie, ni diminué de sa vie, sans que cela soit dans un Livre. Cela est certes facile pour Allah » [Fâtir : 11].
Le tawhid dans l'adoration : c'est réserver à Allah, le Très-Haut, l'adoration exclusive et n'adorer rien d'autre que Lui, car Il est seul digne d'adoration, sans associé. Le Très-Haut dit : « Adorez Allah et ne Lui associez rien » [An-Nisâ' : 36], et Il dit aussi : « Il ne leur a été commandé que d'adorer Allah, en Lui vouant un culte exclusif, en parfaits monothéistes, d'accomplir la prière et d'acquitter la zakat. Telle est la religion de droiture » [Al-Bayyina : 5]. Cette dernière définition est l'avis de la majorité.
Opinion de l'auteur : le tawhid est : la croyance juste en Allah, le Très-Haut, et la reconnaissance de Lui, béni et exalté soit-Il, sans Le comparer ni Lui attribuer de modalité, sans Le limiter par un temps ou un lieu, en vouant et en réservant l'adoration à Lui seul sans Lui associer quiconque. Le Très-Haut dit : « Dis : Il est Allah, Unique. Allah, le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus. Et nul n'est égal à Lui » [Al-Ikhlâs : 1-4]. Et Il dit : « Rien n'est semblable à Lui ; et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant » [Ash-Shûrâ : 11].
Quant à la majorité des savants sunnites (Ahl as-Sunna wal-Jamaʿa), ils ont divisé à leur tour le tawhid en trois catégories :
Premièrement - Le tawhid de la seigneurie (rubûbiyya) : c'est reconnaître la seigneurie d'Allah, le Très-Haut, sur tout ce qui existe, et qu'il n'y a pas d'autre créateur que Lui.
Deuxièmement - Le tawhid de la divinité (ulûhiyya) : c'est reconnaître qu'il n'y a de divinité digne d'adoration en vérité que Lui seul, gloire à Lui, le Très-Haut.
Troisièmement - Le tawhid des noms et des attributs : c'est affirmer ce qu'Allah, le Très-Haut, a affirmé pour Lui-même, ou ce que Son Messager Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a affirmé pour Lui, et nier ce qu'Il a nié de Lui-même, gloire à Lui, le Très-Haut, ou ce que Son Messager Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a nié de Lui.
8. Définition du shirk (association)
Le shirk est : attribuer à Allah, le Très-Haut, un égal et un pareil, ou croire en ce qui implique pour Lui, gloire à Lui, le Très-Haut, la qualité de composition.
Attribuer un égal peut prendre deux formes, comme suit :
Première forme : croire qu'il existe une divinité autre qu'Allah, le Très-Haut, qui Lui est associée dans Sa création ou qui est indépendante de Lui en toute chose.
Seconde forme : croire que les attributs propres à Allah, Puissant et Majestueux, appartiennent à un autre que Lui, par exemple croire qu'il existe un créateur autre qu'Allah, le Très-Haut, ou un être adoré autre que Lui, gloire à Lui, le Très-Haut, ou un pouvoir qui mène cet univers autre que Lui, gloire à Lui, le Très-Haut. (Avis des jaʿfarites).
Chez la majorité des savants sunnites (Ahl as-Sunna wal-Jamaʿa), le shirk a été défini comme : (détourner quoi que ce soit de l'adoration vers un autre qu'Allah, le Très-Haut).
9. Définition des grands péchés (kabâ'ir)
Les kabâ'ir : pluriel de kabîra, c'est-à-dire tout ce qui est grand parmi les désobéissances et énorme parmi les péchés. De nombreux avis ont été rapportés à ce sujet, mais ce qui fait l'unanimité chez tous les savants musulmans (sunnites, chiites et autres) est que :
Le grand péché est : tout péché ou toute désobéissance pour laquelle le Législateur a fixé une peine en ce bas monde, comme la peine prévue pour le vol par exemple, ou pour l'adultère, ou pour la consommation de vin..., ou pour laquelle Il a proféré une menace de feu, de malédiction, de colère ou de châtiment, comme le fait de se nourrir de l'usure, de dévorer le bien de l'orphelin, de désobéir à ses parents, l'orgueil, la médisance rapportée... et d'autres encore.
10. Définition de la prière (salât) au sens linguistique et légal
La prière au sens linguistique : l'invocation. Au sens légal : des paroles et des actes déterminés, qui s'ouvrent par le takbir (takbîrat al-ihrâm - « Allâhu akbar ») et se terminent par le salut (« As-salâmu ʿalaykum wa rahmatullâhi wa barakâtuh »).
La prière est obligatoire pour tout musulman et toute musulmane, selon la parole du Très-Haut : « ... Et accomplissez la prière, car la prière demeure, pour les croyants, une prescription à temps déterminé » [An-Nisâ' : 103]. Par accord unanime. Pour plus de développement, veuillez vous reporter au livre « Al-Basîra wan-Nûr » (La Clairvoyance et la Lumière) de l'auteur.
11. Définition de la zakat au sens linguistique et légal
La zakat au sens linguistique : la purification, la bénédiction, la croissance et l'augmentation. Et au sens légal : elle a plusieurs définitions, dont l'une des meilleures est :
La zakat est : une part déterminée de la richesse qu'Allah, le Très-Haut, a rendue obligatoire pour les ayants droit qu'Il a cités dans Son Livre précieux, en disant : « Les aumônes sont destinées aux pauvres, aux indigents, à ceux qui les perçoivent, à ceux dont les cœurs sont à rallier, à l'affranchissement des esclaves, à ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah et au voyageur en détresse. C'est un décret d'Allah. Et Allah est Omniscient et Sage » [At-Tawba : 60].
La zakat est : la quantité obligatoire à verser à ses ayants droit sur la richesse ayant atteint un seuil déterminé (nisâb), sous des conditions précises.
La zakat est : une quantité déterminée, sur une richesse déterminée, pour une catégorie déterminée de personnes.
Et la zakat, dans le langage du noble Coran et de la Sunnah pure : peut être appelée (sadaqa, aumône) ; elle est obligatoire pour tout musulman et toute musulmane lorsque les conditions sont réunies, selon la parole du Très-Haut : « Prélève de leurs biens une aumône par laquelle tu les purifies et les bénis ; et prie pour eux, car tes prières sont une source de quiétude pour eux. Et Allah est Audient et Omniscient. » Par accord unanime.
12. Définition de la zakat al-fitr
La zakat al-fitr est : une aumône déterminée, due pour chaque musulman, à partir de l'apparition du croissant de lune jusqu'avant la prière de l'Aïd, et destinée à des bénéficiaires précis. Celui qui la retarde jusqu'après l'Aïd, elle n'est pas considérée comme zakat al-fitr mais comme une aumône qu'il a donnée.
13. Définition du sacrifice (udhiyya)
L'udhiyya (singulier de adâhî), c'est : ce qui est immolé parmi les bêtes de cheptel (chameaux, bovins, ovins) durant les jours de l'Aïd al-Adha, pour se rapprocher d'Allah, le Très-Haut.
Parmi les animaux immolés pour se rapprocher d'Allah, le Très-Haut, et en acte d'adoration envers Lui, il y a : (la ʿaqîqa, le hady, les adâhî). Par accord unanime.
14. Définition de l'obligatoire, du recommandé (mandoub), du souhaitable (mustahabb), du permis, de l'interdit et du détestable
L'obligatoire (wâjib) : c'est ce pour quoi le serviteur est récompensé s'il l'accomplit et puni s'il l'abandonne.
Le recommandé (mandoub) : c'est ce pour quoi le serviteur est récompensé s'il l'accomplit et n'est pas puni s'il l'abandonne ; et le souhaitable (mustahabb) est comme le recommandé.
Le permis (mubâh) : c'est ce pour quoi la personne a le choix entre le faire ou l'abandonner, sans être récompensée ni punie pour l'avoir fait ou abandonné.
L'interdit (harâm) : c'est ce pour quoi la personne est récompensée si elle l'abandonne avec l'intention de s'abstenir de ce qu'Allah a interdit, et punie si elle le commet.
Le détestable (makrûh) : c'est ce pour quoi la personne est récompensée si elle l'abandonne avec intention, et n'est pas punie si elle le commet ; c'est-à-dire qu'il est l'opposé du recommandé et du souhaitable.
15. Définition de la piété filiale et de la bonté (birr)
Le birr est : l'abondance dans l'accomplissement du bien, et l'acte agréé qui contribue à la purification de l'âme ; on a dit aussi : (le birr est le lien, le fait de prodiguer le bienfait et de redoubler de bienfaisance).
Et le birr, en somme, est : « le bon caractère », comme cela a été rapporté du Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille).
Et la piété filiale envers les parents (birr al-wâlidayn) est : l'abondance dans la bienfaisance envers eux, le soin de les respecter, d'éviter ce qui leur déplaît et de se montrer doux envers eux... Dans le hadith du Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) : « Le birr, c'est le bon caractère. »
16. Le noble Coran
Le noble Coran est : un Livre céleste, qui contient la parole d'Allah, le Très-Haut, révélée à notre Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) par l'intermédiaire de l'ange Gabriel (paix sur lui). Il est inimitable, sa récitation est un acte d'adoration, et il nous a été transmis par une transmission multiple et concordante (tawâtur). Cela fait l'objet d'un accord entre les musulmans, et aucun avis contraire à cet accord, garanti par Allah, le Très-Haut, n'est valable. Dire que le Coran glorieux a été augmenté, diminué ou altéré, et autres affirmations de ce genre, ce ne sont que pures calomnies visant à diviser la communauté islamique et à semer la discorde parmi ses enfants.
17. Les noms du noble Coran et ses attributs
Ses noms : parmi les noms du noble Coran : (le Coran, le Furqân [le Discernement], le Livre, le Rappel, la Révélation, la Lumière, l'Exhortation, la Parole d'Allah). Par accord unanime. Ses attributs : parmi ses attributs : (le Grandiose, le Noble, l'Explicite, le Sage, le Béni, le Glorieux, le Puissant, la Guidance, la Miséricorde...). Par accord unanime.
18. Définition de la Sunnah
La Sunnah est : tout ce qui est issu du Messager (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), parole, acte ou approbation. C'est ainsi chez la majorité des savants sunnites (Ahl as-Sunna).
Quant aux savants (chiites) : la Sunnah est (tout ce qui est issu de l'infaillible (maʿsûm), parole, acte ou approbation). Et le terme (maʿsûm) désigne chez eux : d'abord le Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), puis les Imams après lui (paix sur eux), car les suivre et s'attacher à leur Sunnah est une obligation légale venant d'Allah, le Très-Haut, et de Son Messager Muhammad, que les bénédictions d'Allah, le Très-Haut, soient sur lui et sur eux tous. Telle est la position selon l'école chiite.
Opinion de l'auteur : la Sunnah est : ce que le Messager (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) nous a enseigné, ce qu'il nous a ordonné ou interdit, en parole ou en acte. Les actes et les paroles du Messager ne constituent pas une Sunnah pour nous tant qu'il ne nous a pas été ordonné de les accomplir ou de les abandonner ; et ses approbations ne sont pas non plus considérées comme une Sunnah pour quiconque, car elles peuvent être circonstancielles, mais elles peuvent constituer un argument imposant la soumission dans le cas où les circonstances sont identiques.
La preuve en est dans le Coran et dans la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille). Pour le Coran, c'est la parole du Très-Haut : « Ce que le Messager vous donne, prenez-le ; et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous-en » [Al-Hashr : 7]. Il, béni et exalté soit-Il, n'a pas dit : (Ce que le Messager a fait, faites-le, et ce qu'il n'a pas fait et n'a pas approuvé, ne le faites pas). Et le Messager (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Ce que je vous ordonne, accomplissez-en ce que vous pouvez ; et ce que je vous interdis, évitez-le. » Il n'a jamais lié l'ordre (à ses actes particuliers, ni à ses paroles, ni à ses approbations).
19. Définition du hadith qudsî (sacré)
Le hadith qudsî est : un hadith que le Prophète (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) rapporte de la part d'Allah, Puissant et Majestueux, et dont le contenu est attribué à Lui, gloire à Lui, le Très-Haut. On l'appelle aussi hadith divin (ilâhî) ou hadith seigneurial (rabbânî). Par accord unanime.
20. Définition de l'être humain : (extrait du livre « Al-Basîra wan-Nûr » de l'auteur)
L'être humain, dans la perspective islamique, est une créature honorée : Allah, le Très-Haut, l'a honoré, l'a créé dans la plus belle forme, l'a établi comme successeur (khalîfa) sur terre et lui a accordé l'intelligence, la volonté et la capacité de choisir, afin qu'il accomplisse sa mission dans la vie selon la guidance de son Seigneur. Le Très-Haut dit : « Nous avons certes honoré les fils d'Adam, Nous les avons transportés sur terre et sur mer, Nous les avons pourvus de bonnes choses et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures » [Al-Isrâ' : 70], et Il dit, gloire à Lui : « Nous avons certes créé l'homme dans la forme la plus parfaite » [At-Tîn : 4].
L'être humain est composé d'une âme et d'un corps ; le corps est matériel et limité, il périt par la mort et ses parties se dispersent, tandis que l'âme relève de l'ordre d'Allah et subsiste vivante avec Sa permission. L'existence de l'être humain ne prend pas fin avec sa mort, car la mort n'est ni anéantissement ni néant, mais un passage d'une étape à une autre, d'une demeure à une autre, du monde visible au monde invisible.
Après que l'être humain a quitté cette vie d'ici-bas, il entre dans une vie de barzakh (l'intervalle) réelle, dont la nature et les règles diffèrent de celles de la vie terrestre, et qui se poursuit jusqu'à l'Heure. Le Très-Haut dit : « Derrière eux, il y a une barrière (barzakh) jusqu'au jour où ils seront ressuscités » [Al-Mu'minûn : 100]. Puis Allah, le Très-Haut, le ressuscite au Jour de la Résurrection pour lui demander compte de ses actes et le rétribuer avec une justice absolue : s'il a fait le bien, il aura un bonheur durable ; s'il a fait le mal et mérité le châtiment, il aura sa juste rétribution, et Allah ne lèse personne. « Allah ne lèse en rien les gens, mais ce sont les gens qui se lèsent eux-mêmes » [Yûnus : 44].
L'être humain n'est pas une simple créature qui vit pour manger, boire et se reproduire, puis mourir ; il est une créature responsable, qu'Allah, le Très-Haut, a créée pour L'adorer, pour peupler la terre dans la vérité, la justice et la bienfaisance, pour établir les nobles valeurs humaines et assumer le dépôt de la succession (istikhlâf) ; il est responsable devant Allah de sa croyance, de ses paroles, de ses actes et de toutes ses conduites. Le Très-Haut dit : « Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent » [Adh-Dhâriyât : 56].
L'être humain, dans la perspective islamique, n'est donc ni un corps sans âme, ni une âme sans corps, ni un être purement matériel ; il est une unité intégrale d'âme, de corps et d'intelligence, créé pour connaître son Seigneur, purifier son âme, peupler la terre par le bien et se préparer à la vie éternelle qui n'a pas de fin.:
En résumé : l'être humain, en islam, est une créature honorée, responsable et comptable, créée pour adorer Allah, peupler la terre et se préparer à la vie éternelle après la mort.
Gloire à Allah, le Seigneur, le Roi, le Grandiose, il n'y a de divinité que Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, le Créateur de toute chose, et Il est l'Omniscient, le Sage.
Chapitre 2 : La croyance islamique (les fondements de la religion)
Premièrement - Les fondements de la religion : Le fondement est ce sur quoi se construit ce qui en dépend, c'est-à-dire les branches ; cela signifie que si le fondement se corrompt, tout ce qui a été bâti sur lui se corrompt avec lui. C'est pourquoi la croyance de l'être humain doit être une croyance enracinée, solide, issue de la foi et de la certitude personnelle. C'est sur cette base que se constituent la croyance islamique et sa Sharia.
La croyance : c'est la foi en Allah, le Très-Haut, en la vie dernière, aux prophètes et aux messagers, aux anges, aux Livres célestes révélés, en tout ce qu'a apporté le très noble Messager (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), et en l'ensemble des réalités de l'invisible. La croyance est le fondement de la religion, et nul n'est excusé de l'ignorer.
Quant à la Sharia : c'est le système, les principes, les enseignements et les règles pratiques qu'Allah, gloire à Lui, le Très-Haut, a révélés dans le noble Coran et que le très grand Prophète (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a explicités. Ainsi la croyance est : les fondements de la religion, tandis que la Sharia est : les branches de la religion. Il n'y a pas de divergence entre les musulmans sur ce qui vient d'être mentionné.
Question 1 : Combien y a-t-il de fondements de la religion chez les chiites jaʿfarites ?
Réponse 1 : Chez eux, les fondements de la religion sont au nombre de cinq, qui sont :
(Le tawhid), (la justice), (la prophétie), (l'imamat), (et le Retour).
Question 2 : Peut-on expliquer ces cinq fondements en détail ?
Réponse 2 : Oui, c'est possible, comme suit :
Le tawhid : L'unicité d'Allah, le Très-Haut, c'est que tout musulman sache qu'Allah, le Très-Haut, existe, qu'Il est Unique dans la seigneurie (rubûbiyya) et qu'Il n'a pas d'associé dans la divinité (ulûhiyya). Le Très-Haut a dit : « Dis : Il est Allah, Unique. Allah, le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus. Et nul n'est égal à Lui » [Al-Ikhlâs : 1-4] et Il a dit aussi : « Adorez Allah et ne Lui associez rien » [An-Nisâ' : 36].
La justice : Nul ne doute de la justice d'Allah, le Très-Haut ; bien plus, le musulman doit croire, avec conviction, qu'Allah, le Très-Haut, n'est pas injuste dans Son décret et ne dépasse pas les bornes dans Son jugement ni dans Ses épreuves. Le Très-Haut a dit : « Allah ne lèse point les gens en quoi que ce soit, mais ce sont les gens qui se font du tort à eux-mêmes » [Yûnus : 44] et dans le hadith qudsî, Allah, Puissant et Majestueux, a dit : « Ô Mes serviteurs, Je Me suis interdit l'injustice à Moi-même et Je l'ai rendue interdite entre vous ; ne vous opprimez donc pas les uns les autres. »
La prophétie : Croire en tous les prophètes d'Allah, le Très-Haut, sans faire de distinction entre eux, fait partie des fondements de la religion islamique ; et il est obligatoire pour chaque communauté de connaître le prophète qui lui a été envoyé, et de connaître celui qui, après lui, portera la responsabilité de diriger la communauté. Le Très-Haut a dit : « Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager [pour dire] : Adorez Allah et écartez-vous du Tâghût » [An-Nahl : 36] et Il a dit aussi : « [Des] messagers, annonciateurs et avertisseurs, afin que les gens n'aient aucun argument contre Allah après les messagers » [An-Nisâ' : 165].
Remarque : (Tout messager est prophète, mais tout prophète n'est pas messager).
L'imamat : L'imamat vient après la prophétie, et tout musulman doit connaître son imam, celui de son époque, qui le dirige (dans les affaires de la religion et du monde) parmi les douze Imams. Le Très-Haut a dit : « Le jour où Nous appellerons chaque groupe d'hommes avec leur imam. Ceux dont le livre sera remis dans la main droite liront leur livre, et ne seront point lésés d'un brin de peau de datte » [Al-Isrâ' : 71] et Il a dit aussi : « Il n'est aucune communauté où ne soit passé un avertisseur » [Fâtir : 24] et il (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Quiconque meurt sans avoir connu l'imam de son temps meurt d'une mort de l'époque préislamique (jâhiliyya). »
Le Retour (maʿâd) : On l'appelle aussi le Jour de la Résurrection, ou le Jour du Relèvement ; c'est le jour où Allah, le Très-Haut, ressuscite les morts pour qu'ils rendent compte des actes qu'ils ont accomplis durant leur vie d'ici-bas. Le musulman doit donc croire en ce jour et ne pas douter qu'Allah, le Très-Haut, le ressuscitera et le ramènera à sa forme première, tel qu'il était dans ce monde. Le Très-Haut a dit : « L'homme ne voit-il pas que Nous l'avons créé d'une goutte de sperme ? Et le voilà devenu un disputeur déclaré ! Il Nous propose une comparaison, oubliant sa propre création. Il dit : “Qui va donner vie à des os une fois qu'ils sont tout effrités ?” Dis : “Celui qui les a créés une première fois leur donnera la vie, car Il connaît parfaitement toute création” » [Yâ-Sîn : 77-79] et Il a dit aussi : « Ceux qui ont mécru prétendent qu'ils ne seront jamais ressuscités. Dis : “Mais si ! Par mon Seigneur ! vous serez certes ressuscités, puis vous serez informés de ce que vous avez fait. Et cela est facile pour Allah” » [At-Taghâbun : 7].
Remarque : Il n'y a pas de divergence entre les deux groupes sur tout ce qui précède, sauf sur le quatrième point (l'imamat), qui n'est compté ni parmi les fondements ni parmi les branches chez la majorité des savants sunnites ; chez eux, après que le Messager (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a rejoint la Compagnie suprême, les affaires des musulmans se règlent par la concertation (shûrâ) et rien d'autre, selon ce qu'ils soutiennent.
Question 3 : Combien y a-t-il de piliers de l'islam sunnite ? Citez-les.
Réponse 3 : Les piliers de l'islam chez les sunnites sont au nombre de cinq, qui sont : l'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), l'accomplissement de la prière, l'acquittement de la zakat, le jeûne du Ramadan, et le pèlerinage (hajj) à la Maison sacrée d'Allah pour celui qui en a la possibilité.
Remarque : Les deux groupes ont divergé sur la détermination de la place de ces piliers mentionnés, sauf le premier pilier, qui entre chez les chiites dans leur premier fondement, c'est-à-dire : (le tawhid) ; quant à tout ce qui se trouve en dessous de ce pilier, ils l'ont tout considéré comme faisant partie des branches essentielles et non des fondements.
Question 4 : Combien y a-t-il de piliers de la foi ? Citez-les.
Réponse 4 : Les piliers de la foi sont au nombre de six, qui sont : que tu croies en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jour dernier, et que tu croies au destin, bon ou mauvais. Ces six piliers ne sont, chez les savants chiites, que l'explication et le détail (du tawhid, de la prophétie et du Retour), rien de plus.
Question 5 : Qui sont les quatorze infaillibles ? Citez-les.
Réponse 5 : La thèse de l'infaillibilité des quatorze infaillibles est bien connue chez les chiites imamites ; selon eux, il s'agit du Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), de Dame Fâtima az-Zahrâ', et de douze Imams parmi les Ahl al-Bayt (paix sur eux). Quant à la majorité des sunnites, ils réservent l'infaillibilité aux prophètes et aux messagers (paix sur eux), et ils vénèrent les Ahl al-Bayt et les aiment sans soutenir leur infaillibilité. Selon ceux qui soutiennent cette thèse, ce sont :
1- Le Messager d'Allah Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille)
2- L'Imam ʿAlî ibn Abî Tâlib (paix sur lui)
3- Dame Fâtima az-Zahrâ' (paix sur elle)
4- L'Imam Hasan al-Mujtabâ (paix sur lui)
5- L'Imam al-Husayn (paix sur lui)
6- L'Imam ʿAlî Zayn al-ʿÂbidîn (paix sur lui)
7- L'Imam Muhammad al-Bâqir (paix sur lui)
8- L'Imam Jaʿfar as-Sâdiq (paix sur lui)
9- L'Imam Mûsâ al-Kâzim (paix sur lui)
10- L'Imam ʿAlî ar-Ridâ (paix sur lui)
11- L'Imam Muhammad al-Jawâd (paix sur lui)
12- L'Imam ʿAlî al-Hâdî (paix sur lui)
13- L'Imam al-Hasan al-ʿAskarî (paix sur lui)
14- L'Imam Muhammad al-Mahdî (qu'Allah hâte sa noble délivrance)
Question 6 : Qui sont les dix à qui le Paradis a été annoncé ?
Réponse 6 : Chez les sunnites est rapporté le hadith des dix à qui le Paradis a été annoncé ; il y est dit que le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a annoncé la bonne nouvelle du Paradis à un groupe de nobles Compagnons, dont Allah est satisfait et qui sont satisfaits de Lui. Ce sont :
1- Abû Bakr as-Siddîq, qu'Allah l'agrée
2- ʿUmar ibn al-Khattâb, qu'Allah l'agrée
3- ʿUthmân ibn ʿAffân, qu'Allah l'agrée
4- ʿAlî ibn Abî Tâlib, qu'Allah l'agrée
5- Talha ibn ʿUbaydillâh, qu'Allah l'agrée
6- Az-Zubayr ibn al-ʿAwwâm, qu'Allah l'agrée
7- Saʿd ibn Abî Waqqâs, qu'Allah l'agrée
8- ʿAbd ar-Rahmân ibn ʿAwf, qu'Allah l'agrée
9- Saʿîd ibn Zayd, qu'Allah l'agrée
10- et Abû ʿUbayda ʿÂmir ibn al-Jarrâh, qu'Allah l'agrée.
Question 7 : Combien y a-t-il de catégories de tawhid chez les sunnites ?
Réponse 7 : La majorité des savants sunnites (Ahl as-Sunna wal-Jamaʿa) a divisé le tawhid en trois catégories : le tawhid de la seigneurie (rubûbiyya), le tawhid de la divinité (ulûhiyya) et le tawhid des noms et des attributs (elles ont été exposées dans le premier chapitre). Quant aux chiites imamites, ils mentionnent le tawhid dans l'Essence, les attributs, les actes et l'adoration, et l'objectif est le même : consacrer à Allah, le Très-Haut, seul la seigneurie et l'adoration, et L'exalter au-dessus de tout associé et de tout semblable.
Question 8 : Qui sont les gens du Manteau (Ahl al-Kisâ') ?
Réponse 8 : Les gens du Manteau sont ceux au sujet desquels Allah, le Très-Haut, a révélé le verset de la purification, en disant à leur sujet, Puissant et Majestueux, dans Son noble Livre : « Allah ne veut que vous débarrasser de la souillure, ô gens de la Maison, et vous purifier pleinement » [Al-Ahzâb : 33]. Ce sont : (le Messager d'Allah Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), l'Imam ʿAlî ibn Abî Tâlib (paix sur lui), Dame Fâtima az-Zahrâ' (paix sur elle), et ses deux fils al-Hasan et al-Husayn (paix sur eux)). Par accord entre les musulmans.
Question 9 : Quelle est la position des musulmans à l'égard de l'Imam al-Mahdî (paix sur lui) ?
Réponse 9 : Les chiites imamites croient que le douzième Imam est l'Imam Muhammad al-Mahdî (qu'Allah hâte sa noble délivrance), qu'il est né et qu'il est vivant, caché aux regards par la permission d'Allah, attendant l'ordre d'Allah, le Très-Haut, de paraître pour emplir la terre d'équité et de justice. Les sunnites croient à la venue du Mahdi à la fin des temps, mais, selon la majorité d'entre eux, il n'est pas encore né ; il naîtra et paraîtra en son temps.
Remarque importante : Les deux groupes s'accordent sur les attributs du Mahdi, sur son apparition à la fin des temps et sur sa mission d'établir la justice, et divergent sur sa naissance : les chiites estiment qu'il est né et qu'il est vivant, caché, tandis que les sunnites estiment qu'il naîtra au moment de son apparition, et les deux attendent son apparition. Et la belle issue revient aux croyants pieux.
Question 10 : Allah ressuscitera-t-Il les créatures après leur anéantissement et les ramènera-t-Il à leur condition première ?
Réponse 10 : Allah, le Créateur, gloire à Lui, le Très-Haut, qui a fait exister toute chose, et qui a fait exister l'être humain auparavant alors qu'il n'était rien, est capable de le ramener après sa mort, bien plus, Allah, le Très-Haut, le ressuscitera le Jour de la Résurrection et lui demandera compte de tous les actes qu'il a accomplis dans sa première vie, bons ou mauvais. Le Très-Haut a dit : « Quiconque fait un bien fût-ce du poids d'un atome, le verra. Et quiconque fait un mal fût-ce du poids d'un atome, le verra » [Az-Zalzala : 7-8] et Il a dit : « Par mon Seigneur ! vous serez certes ressuscités, puis vous serez informés de ce que vous avez fait. Et cela est facile pour Allah » [At-Taghâbun : 7].
Pour la réflexion et la méditation
Allah, béni et exalté soit-Il, a dit :
« Ô hommes ! Si vous avez un doute sur la résurrection, [sachez que] Nous vous avons créés de terre, puis d'une goutte de sperme, puis d'une adhérence, puis d'un embryon formé ou non formé, afin de vous éclairer. Et Nous établissons dans les matrices ce que Nous voulons, jusqu'à un terme fixé. Ensuite Nous vous faisons sortir petits enfants, puis [Nous vous laissons grandir] pour que vous atteigniez votre maturité. Parmi vous, il y en a qui meurent, et parmi vous il y en a qui sont ramenés à l'âge le plus vil, de sorte qu'ils ne savent plus rien après avoir su. Et tu vois la terre desséchée : dès que Nous y faisons descendre l'eau, elle remue, se gonfle et fait pousser toute espèce de belles plantes. Cela, parce qu'Allah est la Vérité, qu'Il donne la vie aux morts, qu'Il est Omnipotent, que l'Heure arrivera sans nul doute, et qu'Allah ressuscitera ceux qui sont dans les tombes. » Sourate Al-Hajj (5 – 7)
Question 11 : Comment connaît-on le Seigneur, Majestueux et Très-Haut, qui ressuscite les créatures après leur anéantissement ?
Réponse 11 : On peut Le connaître, gloire à Lui, le Très-Haut, par de nombreux signes, dont les plus importants et les plus éminents sont : la nuit et le jour et leur alternance régulière, le soleil, la lune, les étoiles, l'existence de la terre et du ciel, les montagnes altières, les fleuves, les mers, les arbres, et tout ce que nous voyons dans cette existence, qui sont autant de signes de Lui, gloire à Lui, le Très-Haut, et un grand moyen de Le connaître, Puissant et Majestueux.
Opinion de l'auteur : À cela s'ajoute que la raison qu'Allah, gloire à Lui, le Très-Haut, nous a accordée est pour l'être humain le plus grand moyen de connaître son Seigneur et son Créateur, gloire à Lui, le Très-Haut.
En résumé : nous connaissons Allah, gloire à Lui, le Très-Haut, (par la raison et par la révélation transmise, par Ses signes et Ses indices).
Méditation centrée sur le verset du Trône (Âyat al-Kursî)
Allah, le Très-Haut, le Très-Grand, a dit vrai.
« Je cherche refuge auprès d'Allah contre Satan le maudit. Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Allah ! Pas de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. À Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Son savoir, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son Trône déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très-Haut, le Très-Grand. Nulle contrainte en religion ! Car le droit chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au Tâghût tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Allah est Audient et Omniscient. Allah est le Protecteur de ceux qui croient : Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière. Quant à ceux qui ne croient pas, leurs protecteurs sont les Tâghût : ils les font sortir de la lumière vers les ténèbres. Voilà les gens du Feu, où ils demeureront éternellement. »
Allah, le Très-Haut, le Très-Grand, a dit vrai.
Chapitre 3 : Les actes d'adoration (les branches essentielles de la religion)
Ce point a suscité une controverse parmi les musulmans : certains estiment que (la prière, la zakat, le jeûne, le hajj, le khums, le jihad, l'ordre du bien, l'interdiction du mal, l'allégeance (walâ') et le désaveu (barâ')) font partie des branches essentielles de la religion, tandis que d'autres les considèrent comme faisant partie des fondements et des piliers. C'est d'une part ; d'autre part, la question de l'allégeance et du désaveu est, chez les chiites, spécifique et limitée aux Ahl al-Bayt (paix sur eux), c'est-à-dire (l'allégeance à eux seuls et le désaveu de leurs ennemis), alors que les savants de Ahl as-Sunna wal-Jamaʿa estiment que les deux (l'allégeance et le désaveu) valent à l'égard de tous les croyants, y compris les Ahl al-Bayt (paix sur eux), sans désigner un groupe déterminé à l'exclusion d'un autre. Ils valent bien plutôt à l'égard de l'ensemble des musulmans, gens du commun comme élite.
Opinion de l'auteur : Étendre l'allégeance et le désaveu à l'ensemble des croyants est une position qui rassemble davantage la communauté et qui préserve mieux son unité.
Les musulmans s'accordent donc sur l'obligation et la nécessité de ces dix éléments essentiels, et même sur beaucoup d'autres principes et règles de la Sharia islamique, mais ils divergent sur leur classification : les sunnites comptent la prière, la zakat, le jeûne et le hajj parmi les piliers de l'islam, tandis que les chiites les comptent parmi les branches essentielles de la religion.
La divergence sur leur classification a une incidence sur le jugement porté sur celui qui les abandonne : quiconque nie leur obligation est sorti de la religion, par accord unanime ; quant à celui qui les abandonne par paresse tout en reconnaissant leur obligation, la majorité des savants des deux groupes estiment qu'il est désobéissant et pécheur, mais non mécréant, et certains savants sunnites (c'est une version rapportée de l'Imam Ahmad) ont soutenu qu'il est mécréant.
Opinion de l'auteur : Dire que celui qui abandonne la prière est désobéissant et non mécréant, tant qu'il reconnaît son obligation, est la position la plus solide et la plus proche de la miséricorde de la Sharia.
Quoi qu'il en soit, puisque les deux groupes s'accordent sur l'obligation et sur la nécessité pour le musulman de s'y conformer, et que le point de divergence ne porte que sur la classification (relèvent-elles des branches ou des fondements ?), avançons donc avec la bénédiction d'Allah, et essayons d'exposer leurs positions détaillées autant que possible, si Allah, le Très-Haut, le veut et avec Son aide.
Les branches de la religion : (les actes d'adoration), c'est l'ensemble de la Sharia islamique dans sa globalité.
La Sharia : ce sont les règles islamiques qu'Allah, le Très-Haut, a instituées pour les serviteurs, par l'intermédiaire du noble Coran et de la Sunnah prophétique pure. Par accord unanime.
Parmi les plus importantes branches de la religion chez (les chiites) : (la prière, la zakat, le jeûne, le hajj, le khums, le jihad, l'ordre du bien, l'interdiction du mal, l'allégeance aux Ahl al-Bayt (paix sur eux) et le désaveu de leurs ennemis). La plupart des détails de ces branches (chez les uns) ou fondements (chez les autres) font en pratique l'objet d'un accord entre les musulmans, mais pour éviter la longueur nous nous contentons de parler de la prière et de ses préalables essentiels, comme la purification et ses types.., et le reste, nous l'attendons dans la deuxième partie, si Allah, le Très-Haut, le veut.
La prière : La prière est obligatoire et prescrite à tout musulman et toute musulmane ; la prière est le lien entre le serviteur et son Seigneur : celui qui l'abandonne, le lien est rompu, et le serviteur mérite la colère et le châtiment d'Allah, gloire à Lui, le Très-Haut. Le Très-Haut a dit : « Accomplissez la prière » et Il a dit aussi : « Accomplissez donc la prière : en vérité, la prière demeure, pour les croyants, une prescription à temps déterminé » [An-Nisâ' : 103] et il (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « La première chose dont le serviteur aura à rendre compte le Jour de la Résurrection est la prière : s'il l'accomplit pleinement, elle sera acceptée ainsi que le reste de ses œuvres ; et s'il la néglige, elle sera rejetée ainsi que le reste de ses œuvres » et il a dit aussi : « N'est pas des miens celui qui prend sa prière à la légère. » Par accord unanime.
La purification : Avant d'accomplir la prière, celui qui prie doit être en état de pureté complète ; la purification concerne à la fois celui qui prie, le lieu de sa prière et ce avec quoi l'on peut se purifier, comme l'eau par exemple et la terre pure, etc. Quant à celui qui prie : il doit être pur de l'impureté majeure et de l'impureté mineure. Par accord unanime.
L'impureté majeure : c'est (l'impureté sexuelle [janâba], les menstrues, les saignements post-partum [nifâs] et le lavage du mort) auxquels s'ajoutent (le saignement irrégulier [istihâda] et le contact du mort après le refroidissement de son corps et avant son lavage et son ensevelissement) ; la purification de toutes celles-ci s'obtient par le ghusl (bain rituel) de la janâba, ou par le tayammum en cas d'absence d'eau ou d'existence d'un empêchement à son usage. Par accord unanime, sauf pour le lavage du mort et son contact après le refroidissement de son corps : les chiites ont affirmé l'obligation du ghusl dans les deux cas, tandis que les sunnites se contentent de l'ablution (wudu') seulement, à titre recommandé, après le lavage du mort.
L'impureté mineure : c'est (l'urine, les selles, le vent, le madhy [liquide prostatique], le wadî [écoulement après la miction], le sommeil profond, l'évanouissement ou l'ivresse) ; la purification de toutes celles-ci s'accomplit aussi par le wudu' ou par le tayammum en cas d'absence d'eau ou d'existence d'un empêchement à son usage, comme la maladie par exemple. Par accord unanime, sauf que le madhy et le wadî sont purs chez les chiites et n'annulent pas le wudu', de même qu'il n'est pas annulé par la salive, c'est la même chose.
Question 1 : Comment accomplit-on l'ablution (wudu') ? Et comment accomplit-on le tayammum (ablution sèche) ?
Réponse 1 : Nous accomplissons le wudu' comme Allah, le Très-Haut, nous l'a ordonné dans Son noble Livre, où Il a dit : « Ô vous qui croyez ! Quand vous vous levez pour la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes, et passez la main mouillée sur vos têtes et vos pieds jusqu'aux chevilles », c'est-à-dire : « Le wudu' consiste en deux lavages et deux passages de la main mouillée », comme cela a été rapporté de ʿAbd Allah ibn ʿAbbâs, qu'Allah les agrée tous deux. Les sunnites et les chiites ont divergé au sujet des deux pieds : les chiites sont allés au passage de la main mouillée (mash), en suivant le sens apparent du verset, et les sunnites au lavage, et le lavage est établi chez eux d'après l'acte du Prophète (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille). Les sunnites lavent donc, et les chiites passent la main mouillée.
Opinion de l'auteur : Le verset du wudu' est clair dans sa formulation, et la parole du Très-Haut (« et vos pieds ») a été lue à l'accusatif (wa arjulakum), en coordination avec ce qui est lavé, et au génitif (wa arjulikum), en coordination avec ce qui est essuyé, les deux étant des lectures mutawâtir (transmises par un grand nombre) ; c'est pourquoi l'auteur a retenu de préférence le sens apparent du passage de la main mouillée, avec tout le respect dû à ceux qui sont allés au lavage, car les deux avis sont un effort d'interprétation (ijtihâd) valable chez leurs tenants.
En résumé :
Les musulmans se sont accordés sur le lavage du visage et des mains jusqu'aux coudes et sur le passage de la main mouillée sur la tête, et ont divergé au sujet des deux pieds : les sunnites sont pour leur lavage et les chiites pour le passage de la main mouillée, chacun s'appuyant sur sa compréhension du noble verset, sur ses lectures et sur ce qui est rapporté dans la Sunnah.
Opinion de l'auteur : Quiconque veut sortir de la divergence par précaution peut combiner le lavage et le passage de la main mouillée, et cela ne nuit pas à sa purification, avec une bonne intention, si Allah, le Très-Haut, le veut. Et toute justesse et tout succès viennent d'Allah, béni et exalté soit-Il.
Et nous accomplissons le tayammum avec de la terre, du sable ou de la pierre, en frappant les mains une seule fois sur l'une de ces choses avec l'intention de se purifier, puis nous passons les mains sur le visage et sur les deux paumes, selon l'avis connu.
Avertissement : Le wudu' n'est pas valable avec de l'eau illicite, comme l'eau volée, l'eau usurpée ou l'eau mélangée à une autre substance (mudâf), même si elle est pure.
Question 2 : Quelles sont les choses qui annulent le wudu' et le tayammum ?
Réponse 2 : Ce qui annule le wudu' est : (l'impureté sexuelle, les menstrues, les saignements post-partum, le saignement irrégulier, l'émission d'urine, de selles ou de vent, le sommeil profond, l'ivresse, la folie et l'évanouissement). Puis le lavage du mort ou son contact chez les chiites et non chez les sunnites, et le madhy et le wadî seulement chez les sunnites.
Et le tayammum est annulé par tout ce qui annule le wudu', et il est aussi annulé lorsqu'on obtient de l'eau pure et licite.
Question 3 : Qu'est-ce que l'adhan et l'iqama ? Et combien comptent-ils de formules ?
Réponse 3 : L'adhan et l'iqama servent à annoncer l'entrée du temps de la prière et son accomplissement, au moyen de formules déterminées. Selon la version jaʿfarite, l'adhan se compose de dix-huit formules et l'iqama de dix-sept formules, comme suit, et ce qui est marqué de la mention « chiites » est propre aux chiites. Quant aux sunnites, le nombre de formules de l'adhan et de l'iqama varie chez eux selon les écoles : l'adhan comprend entre quinze et dix-neuf formules, et l'iqama entre onze et dix-sept formules.
L'adhan (dix-huit formules)
- الله أكبر Allahu akbar (Allah est le plus grand)
- الله أكبر Allahu akbar (Allah est le plus grand)
- الله أكبر Allahu akbar (Allah est le plus grand)
- الله أكبر Allahu akbar (Allah est le plus grand)
- أشهد أن لا إله الا الله Ash-hadu an la ilaha illa Allah (J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah)
- أشهد أن لا إله الا الله Ash-hadu an la ilaha illa Allah (J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah)
- أشهد أن محمدا رسول الله Ash-hadu anna Muhammadan rasulu Allah (J'atteste que Muhammad est le Messager d'Allah)
- أشهد أن محمدا رسول الله Ash-hadu anna Muhammadan rasulu Allah (J'atteste que Muhammad est le Messager d'Allah)
- حي على الصلاة Hayya ʿala as-salah (Venez à la prière)
- حي على الصلاة Hayya ʿala as-salah (Venez à la prière)
- حي على الفلاح Hayya ʿala al-falah (Venez à la réussite)
- حي على الفلاح Hayya ʿala al-falah (Venez à la réussite)
- حي على خير العمل Hayya ʿala khayr al-ʿamal (Venez à la meilleure des œuvres) / chiites
- حي على خير العمل Hayya ʿala khayr al-ʿamal (Venez à la meilleure des œuvres) / chiites
- الله أكبر Allahu akbar (Allah est le plus grand)
- الله أكبر Allahu akbar (Allah est le plus grand)
- لا إله إلا الله La ilaha illa Allah (Il n'y a de divinité qu'Allah)
- لا إله إلا الله La ilaha illa Allah (Il n'y a de divinité qu'Allah) / chiites
L'iqama (dix-sept formules)
- الله أكبر Allahu akbar (Allah est le plus grand)
- الله أكبر Allahu akbar (Allah est le plus grand)
- أشهد أن لا إله الا الله Ash-hadu an la ilaha illa Allah (J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah)
- أشهد أن لا إله الا الله Ash-hadu an la ilaha illa Allah (J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah)
- أشهد أن محمدا رسول الله Ash-hadu anna Muhammadan rasulu Allah (J'atteste que Muhammad est le Messager d'Allah)
- أشهد أن محمدا رسول الله Ash-hadu anna Muhammadan rasulu Allah (J'atteste que Muhammad est le Messager d'Allah)
- حي على الصلاة Hayya ʿala as-salah (Venez à la prière)
- حي على الصلاة Hayya ʿala as-salah (Venez à la prière)
- حي على الفلاح Hayya ʿala al-falah (Venez à la réussite)
- حي على الفلاح Hayya ʿala al-falah (Venez à la réussite)
- حي على خير العمل Hayya ʿala khayr al-ʿamal (Venez à la meilleure des œuvres)/ chiites
- حي على خير العمل Hayya ʿala khayr al-ʿamal (Venez à la meilleure des œuvres)/ chiites
- قد قامت الصلاة Qad qamati as-salah (La prière est établie)
- قد قامت الصلاة Qad qamati as-salah (La prière est établie)
- الله أكبر Allahu akbar (Allah est le plus grand)
- الله أكبر Allahu akbar (Allah est le plus grand)
- لا إله إلا الله La ilaha illa Allah (Il n'y a de divinité qu'Allah)
Remarque : Les chiites estiment que la formule « Venez à la meilleure des œuvres » (Hayya ʿala khayr al-ʿamal) est établie dans l'adhan et l'iqama depuis l'époque du Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), et que la formule « La prière est meilleure que le sommeil » (As-salatu khayrun min an-nawm) a été ajoutée par la suite, à l'époque du deuxième calife ʿUmar ibn al-Khattâb, qu'Allah l'agrée. Tandis que la majorité des sunnites estiment que « La prière est meilleure que le sommeil » (As-salatu khayrun min an-nawm) est établie dans l'adhan de l'aube d'après l'enseignement du Prophète (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) à Bilâl et à Abû Mahdhûra, qu'Allah les agrée tous deux, et que « Venez à la meilleure des œuvres » (Hayya ʿala khayr al-ʿamal) n'est pas établie dans l'adhan, bien qu'il ait été rapporté de certains Compagnons et Suivants, comme Ibn ʿUmar et ʿAlî ibn al-Husayn, qu'Allah les agrée, qu'ils la prononçaient parfois.
Cette divergence subsiste entre les musulmans jusqu'à ce jour, mais elle fait partie des divergences secondaires qui ne doivent être cause ni de division ni du fait que les musulmans se déclarent mutuellement mécréants : chacun suit ce qui est authentique selon lui de la Sunnah du Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), et nul parmi eux n'a voulu nuire à la religion ou aux musulmans ; et notre Seigneur, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, est Celui dont on implore le secours en toute circonstance.
Question 4 : Combien y a-t-il de prières obligatoires ? Citez-les.
Réponse 4 : Les prières obligatoires sont au nombre de cinq, qui sont les suivantes avec le nombre de rakʿas de chacune :
Prière du matin (Subh) : deux rakʿas (2)
Prière de midi (Zuhr) : quatre rakʿas (4)
Prière de l'après-midi (ʿAsr) : quatre rakʿas (4)
Prière du coucher du soleil (Maghrib) : trois rakʿas (3)
Prière de la nuit (ʿIshâ') : quatre rakʿas (4).
Question 5 : Quelles sont les choses qui annulent la prière ? Citez-les.
Réponse 5 : Ce qui annule la prière est, au total, au nombre de huit, qui sont les suivantes :
Tout ce qui annule le wudu' et le tayammum
Tout ce qui annule le ghusl
Manger et boire
Le rire avec bruit ; il n'y a pas de mal à sourire
Tout acte qui efface la forme de la prière
Parler pendant la prière
Les pleurs sans rapport avec la prière
Se retourner volontairement
Les chiites ajoutent (le takattuf), qui consiste à placer une main sur l'autre, qu'ils considèrent comme annulant la prière, alors qu'il est une Sunnah ou un acte recommandé chez les sunnites, d'après plusieurs récits.
Ils ajoutent aussi le fait de dire volontairement (Âmîn) après la Fâtiha, estimant que ce n'est ni du Coran ni une invocation transmise, mais une parole des humains, tandis que les sunnites la recommandent après la Fâtiha dans chaque prière, obligatoire ou surérogatoire.
Invocation de l'inclinaison (rukûʿ) : ((سبحان ربي العظيم وبحمده)) Subhana rabbiya al-ʿazimi wa bihamdih (« Gloire à mon Seigneur, le Très-Grand, et louange à Lui ») (سبحان الله، سبحان الله، سبحان الله) Subhan Allah, Subhan Allah, Subhan Allah (« Gloire à Allah, gloire à Allah, gloire à Allah ») (رب صل على محمد وآل محمد) Rabbi salli ʿala Muhammad wa ali Muhammad (« Seigneur, répands Tes bénédictions sur Muhammad et sur la famille de Muhammad »), en les combinant ou au choix. Quant à la prière sur le Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), elle vient des chiites, et les sunnites ne l'ont pas contestée.
Invocation du redressement après l'inclinaison : ((سمع الله لمن حمده)) Samiʿa Allahu liman hamidah (« Allah entend celui qui Le loue ») par accord unanime, puis ربنا ولك الحمد Rabbana wa laka al-hamd (« Notre Seigneur, et à Toi revient la louange ») chez les sunnites, et (الحمد لله) Al-hamdu lillah (« Louange à Allah ») chez les chiites.
Invocation de la prosternation (sujûd) : ((سبحان ربي الأعلى وبحمده)) Subhana rabbiya al-aʿla wa bihamdih (« Gloire à mon Seigneur, le Très-Haut, et louange à Lui ») (سبحان الله، سبحان الله، سبحان الله) Subhan Allah, Subhan Allah, Subhan Allah (« Gloire à Allah, gloire à Allah, gloire à Allah ») (رب صل على محمد وآل محمد) Rabbi salli ʿala Muhammad wa ali Muhammad (« Seigneur, répands Tes bénédictions sur Muhammad et sur la famille de Muhammad »), en les combinant ou au choix. Quant à la prière sur le Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), elle vient des chiites, et les sunnites ne l'ont pas contestée.
Invocation de la position assise entre les deux prosternations : « Je demande pardon à Allah, mon Seigneur, et je me repens à Lui. » Par accord unanime.
Invocation du relèvement après chaque position assise de la prière, du début à la fin : « Par la puissance d'Allah et Sa force, je me lève et je m'assois. » Seulement chez les chiites.
Le qunût en tête de la deuxième rakʿa : « Ô Allah, répands Tes bénédictions sur Muhammad et sur la famille de Muhammad. Notre Seigneur, ne laisse pas dévier nos cœurs après que Tu nous as guidés, et accorde-nous de Ta part une miséricorde ; car c'est Toi le grand Donateur. Notre Seigneur, accorde-nous une belle part ici-bas et une belle part dans l'au-delà, et protège-nous du châtiment du Feu. Ô Allah, pardonne-moi ainsi qu'à mes parents, et fais-leur miséricorde comme ils m'ont élevé quand j'étais petit, et rétribue-les en faisant du bien pour le bien et en accordant le pardon et l'absolution pour les mauvaises actions, par Ta miséricorde, ô Le plus Miséricordieux des miséricordieux. Ô Allah, aide-moi à Te mentionner, à Te remercier et à bien T'adorer, et enrichis-nous par ce que Tu as rendu licite au lieu de ce que Tu as interdit, et par Ta grâce au lieu de tout autre que Toi, par Ta miséricorde, ô Le plus Miséricordieux des miséricordieux. » Propre aux chiites.
Le premier et le second tashahhud : Le tashahhud diffère dans sa manière d'être accompli chez les deux écoles, que ce soit dans le premier tashahhud ou dans le second :
Premièrement - La manière du premier tashahhud chez les sunnites comporte plusieurs formes, toutes valides selon l'école, dont les plus connues : ((التحيات لله، والصلوات والطيبات، السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له، وأشهد أن محمدا عبده ورسوله)) At-tahiyyatu lillah, was-salawatu wat-tayyibat, as-salamu ʿalayka ayyuha an-nabiyyu wa rahmatu Allahi wa barakatuh, as-salamu ʿalayna wa ʿala ʿibadi Allahi as-salihin, ash-hadu an la ilaha illa Allahu wahdahu la sharika lah, wa ash-hadu anna Muhammadan ʿabduhu wa rasuluh (« Les salutations sont pour Allah, ainsi que les prières et les bonnes paroles. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, Unique, sans associé, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager »).
Dans le second tashahhud : on ajoute la prière sur le Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) sous la forme de la prière abrahamique, qui est : ((اللهم صل على محمد وعلى آل محمد كما صليت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم، وبارك على محمد وعلى آل محمد كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم في العالمين إنك حميد مجيد)) Allahumma salli ʿala Muhammad wa ʿala ali Muhammad, kama sallayta ʿala Ibrahim wa ʿala ali Ibrahim, wa barik ʿala Muhammad wa ʿala ali Muhammad, kama barakta ʿala Ibrahim wa ʿala ali Ibrahim, fi al-ʿalamin, innaka hamidun majid (« Ô Allah, répands Tes bénédictions sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu les as répandues sur Ibrahim et sur la famille d'Ibrahim, et bénis Muhammad et la famille de Muhammad comme Tu as béni Ibrahim et la famille d'Ibrahim, dans les mondes ; Tu es certes digne de louange et de gloire »). Fin.
Deuxièmement - La manière du premier et du second tashahhud est unifiée chez les jaʿfarites : comme on l'accomplit dans le premier tashahhud, on l'accomplit de même dans le second, sans différence, ajout ni retrait, et elle est la suivante : ((الحمد لله كما هو أهله، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له، وأشهد أن محمدا عبده ورسوله، اللهم صل على محمد وآل محمد وتقبل شفاعته في أمته، وارفع درجته)) Al-hamdu lillahi kama huwa ahluh, ash-hadu an la ilaha illa Allahu wahdahu la sharika lah, wa ash-hadu anna Muhammadan ʿabduhu wa rasuluh, Allahumma salli ʿala Muhammad wa ali Muhammad wa taqabbal shafaʿatahu fi ummatih, warfaʿ darajatah (« Louange à Allah comme Il le mérite. J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, Unique, sans associé, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. Ô Allah, répands Tes bénédictions sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, accepte son intercession en faveur de sa communauté et élève son rang »). Fin.
Le salut final (taslîm), qui consiste à dire : ((السلام عليك أيها النبي ورحمة الله وبركاته، السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين، السلام عليكم ورحمة الله وبركاته)) As-salamu ʿalayka ayyuha an-nabiyyu wa rahmatu Allahi wa barakatuh, as-salamu ʿalayna wa ʿala ʿibadi Allahi as-salihin, as-salamu ʿalaykum wa rahmatu Allahi wa barakatuh (« Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d'Allah. Que la paix soit sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions ») par accord entre les deux parties.
Les adhkâr (invocations) de la prière chez les sunnites et les taʿqîbât (invocations qui suivent la prière) chez les chiites :
Chez les chiites, il y a des taʿqîbât générales, que l'on récite après chaque prière obligatoire, et des taʿqîbât qui lui sont propres ; chez les sunnites, il n'en est pas ainsi : les adhkâr rapportés sont établis de la même façon pour toutes les cinq prières obligatoires.
Premièrement - Le taʿqîb sunnite : Juste après le salut final, on dit : أستغفر الله، أستغفر الله، أستغفر الله، اللهم أنت السلام ومنك السلام تباركت يا ذا الجلال والإكرام، لا إله إلا الله وحده لا شريك له، له الملك وله الحمد وهو على كل شيء قدير، لا حول ولا قوة إلا بالله، لا إله إلا الله ولا نعبد إلا إياه، له النعمة، وله الفضل، وله الثناء الحسن، لا إله إلا الله مخلصين له الدين ولو كره الكافرون، اللهم لا مانع لما أعطيت، ولا معطي لما منعت ولا ينفع ذا الجد منك الجد. Astaghfiru Allah, astaghfiru Allah, astaghfiru Allah. Allahumma anta as-salam wa minka as-salam, tabarakta ya dha al-jalali wal-ikram. La ilaha illa Allahu wahdahu la sharika lah, lahu al-mulku wa lahu al-hamdu wa huwa ʿala kulli shay'in qadir. La hawla wa la quwwata illa billah. La ilaha illa Allahu wa la naʿbudu illa iyyah, lahu an-niʿmah, wa lahu al-fadl, wa lahu ath-thana'u al-hasan. La ilaha illa Allahu mukhlisina lahu ad-din wa law kariha al-kafirun. Allahumma la maniʿa lima aʿtayt, wa la muʿtiya lima manaʿt, wa la yanfaʿu dha al-jaddi minka al-jadd (« Je demande pardon à Allah, je demande pardon à Allah, je demande pardon à Allah. Ô Allah, Tu es la Paix et de Toi vient la paix ; béni sois-Tu, ô Détenteur de la Majesté et de la Noblesse. Il n'y a de divinité qu'Allah, Unique, sans associé ; à Lui la royauté et à Lui la louange, et Il est capable de toute chose. Il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah. Il n'y a de divinité qu'Allah, et nous n'adorons que Lui ; à Lui le bienfait, à Lui la grâce, et à Lui la belle louange. Il n'y a de divinité qu'Allah, Lui vouant un culte sincère, même si cela déplaît aux mécréants. Ô Allah, nul ne peut empêcher ce que Tu donnes, nul ne peut donner ce que Tu empêches, et la fortune de l'homme fortuné ne lui est d'aucune utilité auprès de Toi »).
Puis on dit : سبحان الله (33) والحمد لله (33) والله أكبر (33) Subhan Allah (33), wal-hamdu lillah (33), wallahu akbar (33) (« Gloire à Allah, louange à Allah, Allah est le plus grand ») et on complète la centaine par لا إله إلا الله وحده لا شريك له الملك وله الحمد يحيي ويميت وهو على كل شيء قدير La ilaha illa Allahu wahdahu la sharika lah, lahu al-mulku wa lahu al-hamdu yuhyi wa yumitu wa huwa ʿala kulli shay'in qadir (« Il n'y a de divinité qu'Allah, Unique, sans associé ; à Lui la royauté et à Lui la louange ; Il donne la vie et donne la mort, et Il est capable de toute chose »). Une fois après chaque prière obligatoire, sauf après les prières du Maghrib et de l'aube, où on le répète dix fois, et il n'y a pas de mal à ajouter d'autres invocations rapportées.
Puis le verset du Trône (Âyat al-Kursî) une seule fois, ainsi que la sourate Al-Ikhlâs (« Dis : Il est Allah, Unique ») et les deux sourates de protection (Al-Falaq et An-Nâs), une fois chacune, après chaque prière obligatoire, sauf après les prières du Maghrib et de l'aube, où on les récite trois fois. Fin, avec la bénédiction d'Allah.
La prière du Shafʿ et du Witr, trois rakʿas, dont la manière est la suivante :
La première rakʿa : Al-Fâtiha et la sourate An-Nâs (une fois) ou la sourate Al-Aʿlâ.
La deuxième rakʿa : Al-Fâtiha et la sourate Al-Falaq (une fois) ou la sourate Al-Kâfirûn.
Puis on récite le tashahhud et on prononce le salut final, et on se lève pour le Witr comme suit :
La rakʿa du Witr : on y récite (Al-Fâtiha, puis la sourate Al-Ikhlâs [trois fois], puis les deux sourates de protection [une fois chacune]), par accord unanime selon l'avis connu.
Deuxièmement - Le taʿqîb chiite : il est de deux sortes, comme mentionné précédemment (taʿqîbât générales et taʿqîbât particulières) :
Les taʿqîbât générales : Juste après le salut final, on prononce le takbîr trois fois en levant légèrement les mains : ((الله أكبر - الله أكبر - الله أكبر)) Allahu akbar – Allahu akbar – Allahu akbar (« Allah est le plus grand – Allah est le plus grand – Allah est le plus grand »).
Puis on dit : ((لا إله إلا الله إلها واحدا ونحن له مسلمون، لا إله إلا الله ولا نعبد إلا إياه، مخلصين له الدين ولو كره المشركون، لا إله إلا الله ربنا ورب آبائنا الأولين، لا إله إلا الله وحده وحْده وحْده، أنجز وعده، ونصر عبده، وأعز جُنده، وهزم الأحزاب وحده، فله الملك وله الحمد يحيي ويميت، ويميت ويحيي، وهو حي لا يموت، بيده الخير، وهو على كل شيء قدير)) La ilaha illa Allahu ilahan wahidan wa nahnu lahu muslimun, la ilaha illa Allahu wa la naʿbudu illa iyyah, mukhlisina lahu ad-din wa law kariha al-mushrikun, la ilaha illa Allahu rabbuna wa rabbu aba'ina al-awwalin, la ilaha illa Allahu wahdahu wahdahu wahdah, anjaza waʿdah, wa nasara ʿabdah, wa aʿazza jundah, wa hazama al-ahzaba wahdah, falahu al-mulku wa lahu al-hamd, yuhyi wa yumit, wa yumit wa yuhyi, wa huwa hayyun la yamut, biyadihi al-khayr, wa huwa ʿala kulli shay'in qadir (« Il n'y a de divinité qu'Allah, divinité unique, et à Lui nous sommes soumis. Il n'y a de divinité qu'Allah, et nous n'adorons que Lui, Lui vouant un culte sincère, même si cela déplaît aux polythéistes. Il n'y a de divinité qu'Allah, notre Seigneur et le Seigneur de nos premiers ancêtres. Il n'y a de divinité qu'Allah, Seul, Seul, Seul ; Il a tenu Sa promesse, secouru Son serviteur, renforcé Son armée et mis en déroute les coalisés à Lui seul. À Lui la royauté et à Lui la louange : Il donne la vie et donne la mort, Il donne la mort et donne la vie, et Il est Vivant et ne meurt pas ; dans Sa main est le bien, et Il est capable de toute chose »).
Et l'on dit : {أستغفر الله الذي لا إله إلا هو الحي القيوم وأتوب إليه} Astaghfiru Allaha alladhi la ilaha illa huwa al-hayyu al-qayyumu wa atubu ilayh (« Je demande pardon à Allah, il n'y a de divinité que Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même, et je me repens à Lui »).
« Ô Allah, guide-moi de Ta part, répands sur moi de Ta grâce, étends sur moi de Ta miséricorde et fais descendre sur moi de Tes bénédictions. Gloire à Toi, il n'y a de divinité que Toi : pardonne-moi tous mes péchés, car nul ne pardonne les péchés en dehors de Toi. Ô Allah, je Te demande tout bien que Ta science embrasse, et je cherche refuge auprès de Toi contre tout mal que Ta science embrasse. Ô Allah, je Te demande Ta préservation en toutes choses, et je cherche refuge auprès de Toi contre l'humiliation de ce monde et le châtiment de l'au-delà, et je cherche refuge auprès de Ta Face noble, de Ta puissance qu'on ne saurait défier, de Ta force à laquelle rien ne résiste, contre le mal de ce monde et de l'au-delà, contre le mal de toutes les douleurs, et contre le mal de toute créature dont Tu tiens le toupet. Mon Seigneur est sur une voie droite. Il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah. Je m'en remets au Vivant qui ne meurt pas. Et louange à Allah qui ne S'est point donné d'enfant, qui n'a pas d'associé en la royauté, ni de protecteur pour Le préserver de l'humiliation. Et proclame hautement Sa grandeur. »
Puis on récite le tasbîh de Az-Zahrâ' (paix d'Allah sur elle), qui est : ((الله أكبر (34) الحمد لله (33) سبحان الله (33)) Allahu akbar (34), al-hamdu lillah (33), Subhan Allah (33) (« Allah est le plus grand, louange à Allah, gloire à Allah ») puis on conclut en disant : ((لا إله إلا الله، أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له إلها واحدا أحدا فردا صمدا لم يتخذ صاحبة ولا ولدا)) La ilaha illa Allah, ash-hadu an la ilaha illa Allahu wahdahu la sharika lah, ilahan wahidan ahadan fardan samadan lam yattakhidh sahibatan wa la walada (« Il n'y a de divinité qu'Allah. J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, Unique, sans associé, divinité unique, Un, Seul, Éternel Refuge, qui ne S'est donné ni compagne ni enfant »).
Les taʿqîbât particulières : c'est-à-dire un taʿqîb propre à chacune des cinq prières obligatoires :
Premièrement - Taʿqîb de la prière du matin (Subh) :
« Ô Allah, répands Tes bénédictions sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, et guide-moi, par Ta permission, vers ce sur quoi l'on a divergé, car Tu guides qui Tu veux vers un chemin droit. »
« Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, les légataires (awsiyâ') agréants et agréés, de Tes meilleures prières, bénis-les de Tes meilleures bénédictions, et que la paix soit sur eux, sur leurs âmes et sur leurs corps, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. »
« Ô Allah, fais-moi vivre de la vie dont Tu as fait vivre ʿAlî ibn Abî Tâlib (paix sur lui), et fais-moi mourir de la mort dont est mort ʿAlî ibn Abî Tâlib (paix sur lui). »
Dis au moins deux fois chacune des formules suivantes :
- {Je demande pardon à Allah et je me repens à Lui} (100, 10 ou 02)
- {Je demande à Allah la santé et la préservation} (100, 10 ou 02)
- {Je demande la protection d'Allah contre le Feu} (100, 10 ou 02)
- {Et je Lui demande le Paradis} (100, 10 ou 02)
- {Je demande à Allah les houris aux grands yeux} (100, 10 ou 02)
- {Il n'y a de divinité qu'Allah, le Roi, la Vérité évidente} (100, 10 ou 02)
- {Le tawhid – sourate Al-Ikhlâs} (100, 10 ou 02)
- {Qu'Allah prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad} (100, 10 ou 02)
- {Gloire à Allah, louange à Allah, il n'y a de divinité qu'Allah, Allah est le plus grand, et il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah, le Très-Haut, le Très-Grand} (100, 10 ou 02).
- {Ce qu'Allah veut ! Il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah, le Très-Haut, le Très-Grand} (100, 10 ou 02)
Puis dis : « Me voici au matin, ô Allah, m'attachant fermement à Ta protection imprenable, que nul ne peut surpasser ni tenter de forcer, [à l'abri] du mal de tout oppresseur et de tout visiteur nocturne, du mal de ce que Tu as créé et de ce que Tu as créé, de Ta création muette et parlante, dans un abri contre toute chose redoutable, revêtu de l'ample vêtement de l'attachement (walâ') aux gens de la maison de Ton Prophète, me protégeant de quiconque se dirige vers moi pour me nuire par le rempart solide de la sincérité dans la reconnaissance de leur droit et de l'attachement à leur corde, convaincu que la vérité est à eux, avec eux, en eux et par eux. Je prends pour alliés ceux qu'ils prennent pour alliés et je m'écarte de ceux dont ils s'écartent. Protège-moi donc par eux du mal de tout ce que je redoute, ô Très-Grand : Tu as tenu les ennemis éloignés de moi par le Créateur sans modèle des cieux et de la terre. “Nous avons placé une barrière devant eux et une barrière derrière eux, et Nous les avons recouverts d'un voile : ils ne voient donc rien.” »
Dis sept fois : « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, et il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah, le Très-Haut, le Très-Grand. »
Dis une fois : « Ô Allah, je Te demande, par le droit que Muhammad et la famille de Muhammad ont sur Toi : prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, mets la lumière dans ma vue, la clairvoyance dans ma religion, la certitude dans mon cœur, la sincérité dans mon action, la sécurité dans mon âme, l'ampleur dans ma subsistance, et la gratitude envers Toi à jamais, aussi longtemps que Tu me laisseras en vie. »
Il est rapporté de l'Imam ar-Ridâ (paix sur lui) : que « celui qui dit ceci après la prière de l'aube, aucun besoin qu'il demande à Allah, le Très-Haut, ne lui sera refusé sans qu'il lui soit facilité, et Il le préservera de ce qui le préoccupe ». Voici l'invocation dont il s'agit :
« Au nom d'Allah, et qu'Allah prie sur Muhammad et sur sa famille. Je confie mon affaire à Allah, car Allah voit parfaitement les serviteurs. Allah l'a donc protégé des maux de ce qu'ils avaient tramé. Il n'y a de divinité que Toi, gloire à Toi, j'étais parmi les injustes. Nous lui avons répondu et Nous l'avons sauvé de l'angoisse ; c'est ainsi que Nous sauvons les croyants. Allah nous suffit, et quel excellent garant ! Ils revinrent donc avec un bienfait d'Allah et une faveur, sans qu'aucun mal ne les touche.
Ce qu'Allah veut ! Il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah. Ce qu'Allah veut, et non ce que veulent les gens ; ce qu'Allah veut, même si les gens le détestent. Le Seigneur me suffit, plutôt que ceux qui ont un seigneur ; le Créateur me suffit, plutôt que les créatures ; Celui qui pourvoit me suffit, plutôt que ceux qui sont pourvus ; Allah, Seigneur des mondes, me suffit ; me suffit Celui qui me suffit ; me suffit Celui qui n'a cessé de me suffire ; me suffit Celui qui, depuis que j'existe, n'a cessé de me suffire. Allah me suffit : il n'y a de divinité que Lui, en Lui j'ai placé ma confiance, et Il est le Seigneur du Trône immense. »
Deuxièmement - Invocations après la prière de midi (taʿqîb) :
« Il n'y a de divinité qu'Allah, l'Immense, le Longanime ; il n'y a de divinité qu'Allah, Seigneur du Trône noble ; louange à Allah, Seigneur des mondes. Ô Allah, je Te demande ce qui rend Ta miséricorde obligatoire, ce qui assure Ton pardon, le butin de toute œuvre pieuse et la préservation de tout péché. Ô Allah, ne laisse pour moi aucun péché que Tu ne pardonnes, aucun souci que Tu ne dissipes, aucune maladie que Tu ne guérisses, aucun défaut que Tu ne voiles, aucune subsistance que Tu n'étendes, aucune crainte que Tu ne transformes en sécurité, aucun mal que Tu ne détournes, et aucun besoin qui Te soit agréable et dans lequel il y ait pour moi un bien que Tu ne satisfasses, ô le plus Miséricordieux des miséricordieux. Amîn, Seigneur des mondes. »
Dis dix fois : « Je me suis attaché fermement à Allah, j'ai confiance en Allah et c'est à Allah que je m'en remets » (10 ou 02)
Et termine en disant : « Ô Allah, si mes péchés sont grands, Tu es plus grand ; si mon manquement est énorme, Tu es plus grand encore ; et si mon avarice persiste, Tu es plus généreux. Ô Allah, pardonne-moi mes péchés énormes par Ton immense pardon, mon abondant manquement par Ta générosité manifeste, et brise mon avarice par la grâce de Ta largesse. Ô Allah, tout bienfait dont nous jouissons vient de Toi. Il n'y a de divinité que Toi, je Te demande pardon et je me repens à Toi. Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad. »
Troisièmement - Invocations après la prière de l'après-midi (taʿqîb) :
« Je demande pardon à Allah, hors duquel il n'y a de divinité, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui-même, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, le Détenteur de la majesté et de la générosité, et je Lui demande d'accueillir mon repentir, le repentir d'un serviteur humble, soumis, pauvre, misérable, démuni, abattu, cherchant protection, qui ne possède pour lui-même ni profit ni préjudice, ni mort, ni vie, ni résurrection.
Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre une âme jamais rassasiée, un cœur qui ne s'humilie pas, une science qui ne profite pas, une prière qui ne s'élève pas et une invocation qui n'est pas entendue. Ô Allah, je Te demande l'aisance après la difficulté, le soulagement après l'angoisse et l'abondance après la gêne. Ô Allah, tout bienfait dont nous jouissons vient de Toi. Il n'y a de divinité que Toi, je Te demande pardon et je me repens à Toi. »
Quatrièmement - Invocations après la prière du coucher du soleil (maghrib) (taʿqîb) :
« Certes, Allah et Ses anges prient sur le Prophète. Ô vous qui croyez ! Priez sur lui et adressez-lui vos salutations de paix. Ô Allah, prie sur Muhammad le Prophète, sur sa descendance et sur les gens de sa maison. »
Dis sept fois : « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, et il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah, le Très-Haut, le Très-Grand. »
Dis trois fois : « Louange à Allah, qui fait ce qu'Il veut et dont nul autre ne fait ce qu'Il veut. » Puis dis une fois : « Gloire à Toi, il n'y a de divinité que Toi : pardonne-moi tous mes péchés, car nul ne pardonne tous les péchés sauf Toi. »
La prière de la Ghafîla
La Ghafîla comprend deux rakʿas, qui se prient entre le maghrib et l'ʿishâ'. On récite dans la première, après la Fâtiha : « Et Dhû-n-Nûn, quand il partit en colère, pensant que Nous ne pourrions rien contre lui. Puis il appela dans les ténèbres : “Pas de divinité à part Toi ! Gloire à Toi ! J'étais vraiment du nombre des injustes.” Nous lui avons répondu et Nous l'avons sauvé de l'angoisse ; c'est ainsi que Nous sauvons les croyants » [Al-Anbiyâ' : 87-88].
Et dans la deuxième rakʿa, après Al-Hamd (la Fâtiha), on récite : « Il détient les clefs de l'inconnaissable : nul autre que Lui ne les connaît. Il connaît ce qui est sur la terre ferme et dans la mer. Pas une feuille ne tombe sans qu'Il le sache ; pas un grain dans les ténèbres de la terre, rien de frais ni de sec, qui ne soit consigné dans un Livre explicite » [Al-Anʿâm : 59].
Cinquièmement - Invocations après la prière du soir (ʿishâ') (taʿqîb) :
« Ô Allah, je n'ai aucune connaissance de l'endroit où se trouve ma subsistance ; je ne la cherche que par des idées qui me traversent le cœur, et je parcours les pays à sa recherche. Dans cette quête, je suis comme un homme égaré : je ne sais pas si elle est dans la plaine ou dans la montagne, sur la terre ou dans le ciel, sur la terre ferme ou en mer, ni par la main de qui, ni de la part de qui. Or je sais que sa connaissance est auprès de Toi, que ses causes sont dans Ta main, et que c'est Toi qui la répartis par Ta bienveillance et la fais advenir par Ta miséricorde. Ô Allah, prie donc sur Muhammad et sur sa famille, et fais, ô Seigneur, que Ta subsistance pour moi soit vaste, sa recherche aisée et son obtention proche. Ne me fatigue pas à chercher ce que Tu n'as pas décrété comme subsistance pour moi, car Tu n'as nul besoin de me châtier, tandis que j'ai besoin de Ta miséricorde. Prie donc sur Muhammad et sur sa famille, et gratifie Ton serviteur de Ta grâce, car Tu es le Détenteur d'une immense faveur. »
Puis on récite la Fâtiha et le verset du Trône (Âyat al-Kursî) après chaque prière obligatoire, la sourate Al-Ikhlâs trois fois et les deux sourates de refuge (Al-Falaq et An-Nâs) une fois chacune. Fin, avec la bénédiction d'Allah, le Très-Haut.
Chapitre 4 : Citations bénies
Extraits bénis du livre du Cheikh ʿAbd ar-Rahmân (al-Akhdarî), qu'Allah, le Très-Haut, lui fasse miséricorde
Le Cheikh, qu'Allah, le Très-Haut, lui fasse miséricorde, a dit (avec de légères adaptations de certaines expressions) :
« La première chose qui incombe à la personne responsable de ses actes (mukallaf) est de rectifier sa foi, puis de connaître ce qui rend valide ce qui lui est obligatoire à titre personnel, comme les règles de la prière, de la purification et du jeûne.
Il lui incombe de préserver les limites d'Allah, de s'arrêter à Son ordre et à Son interdiction, et de se repentir à Allah avant qu'Il ne soit courroucé contre lui. Les conditions du repentir sont : le regret de ce qui est passé, l'intention de ne plus retourner au péché pendant le reste de sa vie, et l'abandon de la désobéissance à l'instant même, s'il y est engagé.
Il ne lui est pas permis de différer le repentir, ni de dire : “jusqu'à ce qu'Allah me guide”, car c'est là un signe de malheur, d'abandon et d'effacement de la clairvoyance.
Il lui incombe de garder sa langue de l'obscénité, des paroles laides, des serments de répudiation, de rudoyer un musulman, de l'humilier, de l'insulter et de l'effrayer, hors d'un droit légitime selon la Loi.
Il lui incombe de garder sa vue de regarder ce qui est interdit, et il ne lui est pas permis de regarder un musulman d'un regard qui le blesse, sauf s'il est un pécheur notoire (fâsiq) : il faut alors s'en écarter.
Il lui incombe de garder tous ses membres autant qu'il le peut, d'aimer pour Allah et de détester pour Lui, d'approuver pour Lui et de se fâcher pour Lui, d'ordonner le bien et d'interdire le mal.
Lui sont interdits le mensonge, la médisance, la calomnie, l'orgueil, la vanité, l'ostentation, la recherche de réputation, l'envie, la haine, le fait de se voir supérieur à autrui, le dénigrement par le geste et par la parole (al-hamz et al-lamz), le jeu futile, la moquerie, la fornication, le regard porté sur une femme étrangère et le plaisir pris à ses paroles. Ainsi que le fait de manger les biens des gens sans leur bon gré, de tirer sa subsistance de l'intercession ou de la religion, et de retarder la prière hors de ses temps.
Il ne lui est pas permis de fréquenter un pécheur (fâsiq), ni de s'asseoir avec lui sans nécessité, ni de chercher à satisfaire les créatures en courrouçant le Créateur. Allah, gloire à Lui, a dit : « Allah et Son Messager ont plus de droit à ce qu'ils Le satisfassent, s'ils sont croyants » [At-Tawba : 62], et le Prophète (paix sur lui) a dit : « Nulle obéissance à une créature dans la désobéissance au Créateur. »
Il ne lui est pas permis d'accomplir un acte avant de connaître le jugement d'Allah à son sujet ; il doit interroger les savants et suivre l'exemple de ceux qui s'attachent à la Sunnah de (notre Prophète) Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), qui guident vers l'obéissance à Allah et mettent en garde contre le fait de suivre Satan.
Il ne se contente pas pour lui-même de ce dont se sont contentés les faillis, dont la vie s'est perdue dans la vie d'ici-bas : quel regret pour eux, et combien longs seront leurs pleurs le Jour de la Résurrection !
Nous demandons à Allah, le Très-Haut, de nous accorder de suivre la Sunnah de notre Prophète, notre intercesseur et notre maître Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille). » Fin, grâce à Allah, le Très-Haut, et avec Son aide.
Chapitre 5 : Cent paroles bénies rapportées de la tradition
Ces paroles rapportées sont réparties en trois sections : une section contenant des hadiths du Messager (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), une section contenant des paroles de notre maître ʿAlî ibn Abî Tâlib, qu'Allah honore son visage, et une section contenant des paroles transmises des descendants purs du Messager (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), qui sont des phares de guidance et jouissent d'une haute place auprès d'Allah, le Très-Haut, auprès de Son Messager et auprès de tous les croyants. Nous en avons choisi ce dont le sens fait l'accord des musulmans et qui redresse les mœurs.
(*) Ce signe, à la fin de certains hadiths, indique un hadith dont l'authenticité ou le degré a fait l'objet de divergence entre les savants ; nous l'avons rapporté parce que son sens s'accorde avec les nobles qualités morales, et celui qui ne s'y sent pas en confiance peut le laisser.
Premièrement - Soixante et un hadiths du Messager d'Allah Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), rapportés par ses nobles Compagnons, qu'Allah, le Très-Haut, les agrée tous :
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Renoue avec celui qui rompt avec toi, fais du bien à celui qui t'a fait du mal, et dis la vérité même contre toi-même. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Gardez-vous de l'envie, car l'envie dévore les bonnes actions comme le feu dévore le bois. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Crains Allah où que tu sois, fais suivre la mauvaise action d'une bonne : elle l'effacera, et comporte-toi avec les gens avec un bon caractère. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Il n'est pas permis à un musulman de bouder son frère plus de trois nuits : ils se rencontrent, l'un se détourne et l'autre se détourne, et le meilleur des deux est celui qui commence par le salut. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Ne méprise aucun bien, serait-ce de rencontrer ton frère avec un visage avenant. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Aucun de vous ne croit véritablement tant qu'il n'aime pas pour son frère ce qu'il aime pour lui-même. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Le croyant est pour le croyant comme un édifice dont les parties se soutiennent mutuellement, et il entrelaça ses doigts. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Celui qui s'emploie à subvenir aux besoins de la veuve et du pauvre est comme celui qui combat dans le sentier d'Allah. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Celui qui soulage un croyant d'une détresse de ce monde, Allah le soulagera d'une détresse du Jour de la Résurrection ; celui qui facilite les choses à un débiteur en difficulté, Allah lui facilitera les choses dans ce monde et dans l'au-delà ; celui qui couvre un croyant [de ses fautes], Allah le couvrira dans ce monde et dans l'au-delà ; et Allah est en aide au serviteur tant que le serviteur est en aide à son frère. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Celui qui cherche refuge auprès de vous par Allah, accordez-lui refuge ; celui qui vous demande au nom d'Allah, donnez-lui ; celui qui vous fait un bienfait, rendez-le-lui ; et si vous n'avez pas de quoi, invoquez pour lui. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Fait partie de la beauté de l'islam d'un homme qu'il délaisse ce qui ne le concerne pas. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Celui qui s'emploie à répondre au besoin de son frère, Allah répond à son besoin. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Celui qui guide vers un bien a une récompense égale à celle de celui qui l'accomplit. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Allah est beau et aime la beauté. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Allah, le Très-Haut, aime, lorsqu'Il comble un de Ses serviteurs de bienfaits, que l'on voie sur lui la trace de Son bienfait. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Le fort n'est pas celui qui terrasse les gens ; le fort est celui qui se maîtrise lorsqu'il est en colère. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Le Paradis est sous les pieds des mères. » *
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Celui qui aime que sa subsistance soit élargie et que sa vie soit prolongée, qu'il entretienne les liens de parenté. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Le musulman est celui dont les musulmans sont à l'abri de la langue et de la main. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Tout musulman qui plante un arbre ou sème une graine, et dont mange un oiseau, un être humain ou une bête, cela lui sera compté comme une aumône. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Ne vous informerai-je pas des plus grands péchés majeurs ? Ils dirent : Mais si, ô Messager d'Allah. Il dit : Associer quelqu'un à Allah et la désobéissance envers les parents, (il était accoudé) puis il dit : Et la parole mensongère ! »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Parmi les péchés majeurs figure le fait pour un homme d'injurier ses parents. Ils dirent : Ô Messager d'Allah, comment un homme peut-il injurier ses parents ?! Il dit : Il injurie le père de quelqu'un, qui injurie alors son père ; il injurie sa mère, qui injurie alors sa mère. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Parmi tous les péchés, Allah en retarde ce qu'Il veut jusqu'au Jour de la Résurrection, sauf l'agression injuste (al-baghy) et la désobéissance aux parents : Allah en hâte la sanction pour leur auteur dans ce monde, avant la mort. » *
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Quatre [qualités] : celui en qui elles se trouvent, Allah, le Très-Haut, le rend interdit au Feu et le protège de Satan : celui qui se maîtrise quand il espère, quand il craint, quand il désire et quand il est en colère. Et quatre [autres] : celui en qui elles se trouvent, Allah, le Très-Haut, déploie sur lui Sa miséricorde et l'introduit au Paradis : celui qui héberge un pauvre, a pitié du faible, est doux envers son esclave et dépense pour ses parents. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Allah ne fait miséricorde, parmi Ses serviteurs, qu'aux miséricordieux. Soyez miséricordieux envers ceux qui sont sur terre, Celui qui est au ciel aura miséricorde de vous — a dit le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille). »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Parmi ceux que j'aime le plus et qui seront les plus proches de moi, par leur rang, au Jour de la Résurrection, il y a ceux d'entre vous qui ont le meilleur caractère. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Rien n'est plus lourd dans la balance qu'un bon caractère. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Le meilleur d'entre vous est le meilleur envers sa famille, et je suis le meilleur d'entre vous envers ma famille. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Attachez-vous à la véracité, car la véracité mène à la piété (al-birr), et la piété mène au Paradis. L'homme ne cesse de dire la vérité et de s'attacher à la véracité jusqu'à être inscrit auprès d'Allah comme véridique (siddîq). Et gardez-vous du mensonge, car le mensonge mène à la perversité, et la perversité mène au Feu ; l'homme ne cesse de mentir et de s'attacher au mensonge jusqu'à être inscrit auprès d'Allah comme grand menteur. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « La quête de la science est une obligation pour tout musulman et toute musulmane. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Celui qui emprunte un chemin en y cherchant une science, Allah lui facilite par cela un chemin vers le Paradis. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Le meilleur d'entre vous est celui qui apprend le Coran et l'enseigne. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Celui pour qui Allah veut le bien, Il lui donne la compréhension de la religion. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Lorsque le fils d'Adam meurt, ses œuvres s'interrompent, sauf trois : une aumône continue, une science dont on tire profit, ou un enfant pieux qui invoque pour lui. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Les pieds d'un serviteur ne bougeront pas, au Jour de la Résurrection, avant qu'il soit interrogé sur quatre choses : sur sa vie, en quoi il l'a consumée ; sur sa science, ce qu'il en a fait ; sur son bien, d'où il l'a acquis et en quoi il l'a dépensé ; et sur sa jeunesse, en quoi il l'a usée. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Restitue le dépôt à celui qui t'a fait confiance, et ne trahis pas celui qui t'a trahi. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Que celui d'entre vous qui voit un blâmable le change de sa main ; s'il ne le peut pas, par sa langue ; s'il ne le peut pas, par son cœur, et c'est le plus faible degré de la foi. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Le croyant fort est meilleur que le croyant faible. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Allah, le Très-Haut, aime que, lorsque l'un de vous accomplit un travail, il le fasse avec perfection. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Deux catégories de ma communauté : si elles sont droites, tous les gens sont droits, et si elles se corrompent, tous les gens se corrompent : les gouvernants et les juristes (fuqahâ'). »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Les actes ne valent que par les intentions, et chacun n'a que ce qu'il a eu l'intention de faire. Celui dont l'émigration est vers Allah et Son Messager, son émigration est vers Allah et Son Messager ; et celui dont l'émigration est pour un bien de ce monde qu'il obtiendra ou pour une femme qu'il épousera, son émigration est vers ce pour quoi il a émigré. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Celui qui ment sur moi sciemment, qu'il prenne sa place en Enfer. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Le signe de l'hypocrite est triple : lorsqu'il parle, il ment ; lorsqu'il promet, il manque à sa promesse ; lorsqu'on lui confie un dépôt, il trahit » et, dans une version : « et lorsqu'il se querelle, il se conduit avec perversité ».
Dans le hadith qudsî, le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Ô Mes serviteurs, Je Me suis interdit l'injustice à Moi-même et Je l'ai rendue interdite entre vous : ne vous opprimez donc pas les uns les autres. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Trois [qualités] : celui en qui elles ne se trouvent pas n'est ni de moi ni d'Allah, Puissant et Majestueux. On dit : Ô Messager d'Allah, lesquelles ? Il dit : Une clémence par laquelle il repousse l'ignorance de l'ignorant, un bon caractère avec lequel il vit parmi les gens, et une piété scrupuleuse (wara') qui le retient des désobéissances à Allah, Puissant et Majestueux. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier ne nuise pas à son voisin ; que celui qui croit en Allah et au Jour dernier honore son hôte ; que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou se taise. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier ne s'asseye pas dans une assemblée où l'on insulte un imam ou où l'on médit d'un musulman. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Allah déteste le serviteur oisif et aime le croyant qui exerce un métier. Jamais personne n'a mangé de nourriture meilleure que celle issue du travail de sa main. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Multipliez le souvenir de la mort, du jour où vous sortirez des tombes et de votre station devant Allah, Puissant et Majestueux : cela vous rendra les épreuves plus légères. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « La piété (al-birr) est le bon caractère, et le péché est ce qui trouble ton âme et que tu détestes que les gens découvrent. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « L'aumône écarte soixante-dix sortes de malheurs. » *
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Ce que je vous ai interdit, évitez-le ; ce que je vous ai ordonné, accomplissez-en ce que vous pouvez. Car ce qui a perdu ceux qui vous ont précédés, c'est la multitude de leurs questions et leurs divergences avec leurs prophètes. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Ne soyez pas envieux les uns des autres, ne vous surenchérissez pas par ruse (tanâjush), ne vous haïssez pas, ne vous tournez pas le dos, et que nul d'entre vous ne vende sur la vente d'autrui. Soyez, ô serviteurs d'Allah, des frères. Le musulman est le frère du musulman : il ne lui fait pas injustice, ne l'abandonne pas, ne lui ment pas et ne le méprise pas. La piété est ici. Il suffit comme mal à un homme de mépriser son frère musulman. Tout musulman est sacré pour le musulman : son sang, ses biens et son honneur. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Allah a inscrit les bonnes actions et les mauvaises, puis Il l'a explicité : celui qui a eu l'intention d'une bonne action et ne l'a pas accomplie, Allah la lui inscrit auprès de Lui comme une bonne action complète ; et s'il en a eu l'intention et l'a accomplie, Allah la lui inscrit comme dix bonnes actions, jusqu'à sept cents fois, jusqu'à des multiples nombreux. Et celui qui a eu l'intention d'une mauvaise action et ne l'a pas accomplie, Allah la lui inscrit auprès de Lui comme une bonne action complète ; et s'il en a eu l'intention et l'a accomplie, Allah la lui inscrit comme une seule mauvaise action. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Celui à qui il plaît de vivre ma vie, de mourir ma mort et d'habiter le jardin d'Éden que mon Seigneur a planté, qu'il prenne pour allié ʿAlî après moi, qu'il prenne pour allié son allié et qu'il suive l'exemple des gens de ma maison après moi : ils sont ma descendance (ʿitra), créés de mon argile et pourvus de ma compréhension et de ma science. Malheur à ceux de ma communauté qui démentent leur mérite et qui rompent en eux mon lien de parenté ! Qu'Allah ne leur fasse pas obtenir mon intercession ! » *
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « La religion, c'est le conseil sincère. Ils dirent : Pour qui, ô Messager d'Allah ? Il dit : Pour Allah, pour Son Livre, pour Son Messager, pour les chefs des musulmans et pour leur masse. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Savez-vous que je suis plus proche des croyants qu'ils ne le sont d'eux-mêmes ? Ils dirent : Oui, ô Messager d'Allah. Il dit : Celui dont je suis le maître (mawlâ), ʿAlî est son maître. Ô Allah, prends pour allié celui qui le prend pour allié, sois l'ennemi de celui qui est son ennemi, soutiens celui qui le soutient, abandonne celui qui l'abandonne, et fais tourner la vérité avec lui où qu'il tourne. » Il a dit aussi, en désignant ʿAlî (paix sur lui) : « Celui-ci est mon frère, mon légataire (wasî) et mon successeur (khalîfa) après moi : écoutez-le donc et obéissez-lui. » *
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Ô gens, j'ai laissé parmi vous ce à quoi, si vous vous y attachez, vous ne vous égarerez pas : le Livre d'Allah et ma descendance (ʿitra), les gens de ma maison. » Il a dit aussi : « Je suis sur le point d'être appelé par l'envoyé de mon Seigneur et de répondre. Je laisse parmi vous les deux legs précieux (ath-thaqalayn) : le premier est le Livre d'Allah, où se trouvent la guidance et la lumière, et les gens de ma maison. Je vous rappelle Allah au sujet des gens de ma maison, je vous rappelle Allah au sujet des gens de ma maison. »
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Les gens de ma maison sont parmi vous comme l'arche de Noé parmi son peuple : celui qui y monte est sauvé, et celui qui reste en arrière est noyé. » Il a dit aussi : « Les gens de ma maison sont parmi vous comme la porte de la Hitta chez les Fils d'Israël : celui qui y entre est pardonné. » *
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Je suis la cité de la science et ʿAlî en est la porte ; que celui qui veut la science s'en tienne donc à la porte. » *
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Le licite est évident et l'illicite est évident, et entre les deux se trouvent des choses douteuses que beaucoup de gens ne connaissent pas. Celui qui se garde des choses douteuses a mis à l'abri sa religion et son honneur ; celui qui tombe dans les choses douteuses tombe dans l'illicite, comme le berger qui fait paître son troupeau autour d'une zone interdite : il risque d'y faire paître. Or chaque roi a une zone protégée, et la zone protégée d'Allah, ce sont Ses interdits. Or il y a dans le corps un morceau de chair qui, s'il est sain, rend sain le corps tout entier, et s'il est corrompu, corrompt le corps tout entier : c'est le cœur. »
Remerciements à Allah, le Béni, le Très-Haut
Ô Allah, prie, salue, accrois et bénis notre Prophète Muhammad, ainsi que sa famille et ses compagnons, et accorde-leur la paix.
Deuxièmement – Paroles de l'Émir des croyants ʿAlî ibn Abî Tâlib, qu'Allah, le Très-Haut, l'agrée :
Il a dit (paix sur lui) : « Sois dans la discorde (fitna) comme le chamelon de deux ans : il n'a ni dos qu'on puisse monter, ni pis qu'on puisse traire. »
Il a dit (paix sur lui) : « La sagesse est l'objet perdu du croyant : prends la sagesse, fût-ce auprès des hypocrites. »
Il a dit (paix sur lui) : « Celui qui grossit les petites épreuves, Allah l'éprouve par les grandes. »
Il a dit (paix sur lui) : « Si tu as un besoin à demander à Allah, gloire à Lui, commence par la demande de prière sur Son Messager (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), puis formule ton besoin : Allah est trop généreux pour qu'on Lui demande deux besoins et qu'Il en exauce un et refuse l'autre. »
Il a dit (paix sur lui) : « Celui qui se place dans des situations de suspicion ne doit pas blâmer celui qui pense du mal de lui. »
Il a dit (paix sur lui) : « Celui qui s'entête dans son opinion se perd, et celui qui consulte les gens partage leur intelligence. »
Il a dit (paix sur lui) : « Fréquentez les gens d'une manière telle que, si vous mourez, ils pleurent sur vous, et si vous vivez, ils aspirent à vous. »
Il a dit (paix sur lui) : « Celui qui fait le bien est meilleur que le bien [qu'il fait], et celui qui fait le mal est pire que le mal [qu'il fait]. »
Il a dit (paix sur lui) : « La langue du sage est derrière son cœur, et le cœur de l'insensé est derrière sa langue. »
Il a dit (paix sur lui) : « Rends-toi indépendant de qui tu veux, tu seras son égal ; aie besoin de qui tu veux, tu seras son prisonnier ; fais du bien à qui tu veux, tu seras son prince. »
Il a dit (paix sur lui) : « La compagnie des méchants engendre la mauvaise opinion des bons. »
Il a dit (paix sur lui) : « Vous ne pourrez pas contenir les gens par vos richesses ; contentez-les donc par un visage avenant et un bon accueil. »
Il a dit (paix sur lui) : « Que chacun de vous s'embellisse pour son frère musulman comme il s'embellit pour l'étranger dont il aime qu'il le voie sous sa meilleure apparence. »
Il a dit (paix sur lui) : « Gardez-vous d'épouser une sotte : sa compagnie est une épreuve, et son enfant est une perte. »
Il a dit (paix sur lui) : « Les meilleures de vos femmes sont celles qui sentent bon, qui cuisinent bien, qui, lorsqu'elles dépensent, dépensent avec bienséance, et lorsqu'elles retiennent, retiennent avec bienséance : celle-là est l'une des agentes d'Allah, et l'agent d'Allah ne connaît pas l'échec. »
Il a dit (paix sur lui) : « Craignez donc Allah, améliorez vos œuvres, rendez sincère votre for intérieur, ordonnez le bien et interdisez le mal, et Allah exaucera votre invocation. »
Il a dit (paix sur lui) : « Je n'ai fait de bien à personne, ni de mal à personne », et il récita la parole du Très-Haut : « Si vous faites le bien, vous le faites pour vous-mêmes ; et si vous faites le mal, c'est contre vous-mêmes » [Al-Isrâ' : 7].
Il a dit (paix sur lui) : « Sachez que celui qui n'a pas en lui-même un prédicateur n'aura pas d'Allah de protecteur. »
Il a dit (paix sur lui) : « Visitez vos morts, car ils se réjouissent de votre visite. »
Il a dit (paix sur lui) : « Le bon caractère tient en trois choses : éviter les interdits, rechercher le licite et être généreux envers sa famille. »
Troisièmement - Paroles des descendants purifiés du Prophète (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) :
L'Imam al-Hasan (paix sur lui) a dit : « Si tu veux une gloire sans clan et une prestance sans pouvoir, sors de l'humiliation de la désobéissance à Allah vers la gloire de l'obéissance à Allah, Puissant et Majestueux. »
Il a dit aussi (paix sur lui) : « La bassesse, c'est de ne pas être reconnaissant pour un bienfait. »
Il a dit (paix sur lui) : « Fréquente les gens comme tu aimes qu'ils te fréquentent. »
L'Imam al-Husayn (paix sur lui) a dit : « Trois choses font partie des plus nobles qualités de ce monde et de l'au-delà : pardonner à celui qui t'a lésé, renouer avec celui qui a rompu avec toi, et être clément lorsqu'on se montre ignorant envers toi. »
Il a dit aussi (paix sur lui) : « Le plus généreux des gens est celui qui donne à qui n'attendait rien de lui ; le plus indulgent des gens est celui qui pardonne alors qu'il en a le pouvoir ; et le plus fidèle aux liens est celui qui renoue avec celui qui a rompu avec lui. »
Il a dit (paix sur lui) : « Ô mon fils, garde-toi de léser celui qui ne trouve contre toi d'autre soutien qu'Allah. »
Il a dit (que la paix d'Allah soit sur lui) : « Ne dis de ton frère, lorsqu'il est absent, que ce que tu aimes qu'il dise de toi lorsque tu es absent. »
L'Imam aṣ-Ṣâdiq (paix sur lui) a dit : « Tout croyant auprès de qui son frère vient pour un besoin : c'est là une miséricorde qu'Allah lui a amenée et dont Il lui a fourni le moyen. S'il satisfait son besoin, il a accueilli la miséricorde en l'acceptant ; et s'il le repousse alors qu'il est en mesure de le satisfaire, il a repoussé de lui-même la miséricorde qu'Allah lui avait amenée et dont Il lui avait fourni le moyen, et cette miséricorde est mise en réserve jusqu'au Jour de la Résurrection. »
Il a dit (paix sur lui) : « Allah, le Très-Haut, a des serviteurs qu'Il a distingués par des bienfaits pour l'utilité des serviteurs ; Il les maintient chez eux tant qu'ils les donnent, et s'ils les refusent, Il les leur retire et les place chez d'autres. »
L'Imam Muhammad al-Bâqir (paix sur lui) a dit : « Rendez-vous visite les uns aux autres dans vos maisons, car cela fait vivre notre cause ; qu'Allah fasse miséricorde au serviteur qui fait vivre notre cause. »
Il a dit (paix sur lui) : « Allah, Puissant et Majestueux, révéla à Chuʿayb (paix sur lui) : Je vais châtier cent mille personnes de ton peuple, quarante mille parmi les pires d'entre eux et soixante mille parmi les meilleurs. Il dit (paix sur lui) : Ô Seigneur, voilà les méchants ; mais qu'en est-il des bons ? Allah, Puissant et Majestueux, lui révéla : Ils ont ménagé les gens de désobéissance et ne se sont pas irrités pour Ma colère. »
Et il est rapporté de l'Imam ar-Ridâ (paix sur lui) : « Celui qui rencontre un musulman pauvre et le salue autrement qu'il ne salue un riche, rencontrera Allah, Puissant et Majestueux, au Jour de la Résurrection alors qu'Il sera courroucé contre lui. »
L'Imam Mûsâ al-Kâzim (paix sur lui) a dit : « Lorsque l'injustice l'emporte sur le droit, il n'est permis à personne d'avoir bonne opinion de quiconque tant que cela n'est pas établi de sa part. »
L'Imam ar-Ridâ (paix sur lui) a dit : « Celui qui se rend sur la tombe de son frère, puis y pose sa main et récite sept fois “Nous l'avons fait descendre durant la nuit du Destin”, sera à l'abri au jour de la Grande Frayeur. »
L'Imam ʿAlî Zayn al-ʿÂbidîn (paix sur lui) a dit : « Gardez-vous du mensonge, petit ou grand, dans le sérieux comme dans la plaisanterie, car l'homme qui ment sur une petite chose ose ensuite une grande. »
Et l'Imam al-Hasan al-ʿAskarî (paix sur lui) a dit : « Tous les vices ont été placés dans une maison, et le mensonge en a été fait la clef. »
L'Imam Muhammad al-Jawâd (paix sur lui) a dit : « Garde-toi de la compagnie du méchant, car il est comme l'épée dégainée : belle à voir, mauvaise dans ses effets. »
Il a dit aussi (paix sur lui) : « Dans ce monde, les gens [comptent] par leurs richesses, et dans l'au-delà par leurs œuvres », et il a dit (paix sur lui) : « Ne peut te nuire la colère de celui dont la satisfaction réside dans l'injustice. »
L'Imam aṣ-Ṣâdiq (paix sur lui) a dit : « Allah, Puissant et Majestueux, aime la beauté et le fait de se parer, et déteste la misère et l'affectation de misère ; lorsqu'Allah, Puissant et Majestueux, comble un serviteur de bienfaits, Il aime que l'on en voie la trace sur lui. » Et dans un hadith du Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) : « Allah est beau et aime la beauté. »
L'Imam Mûsâ al-Kâzim (paix sur lui) a dit : « Efforcez-vous de répartir votre temps en quatre heures : une heure pour s'entretenir intimement avec Allah, une heure pour les affaires de la subsistance, une heure pour fréquenter les frères dignes de confiance, qui vous font connaître vos défauts et vous sont sincères dans leur for intérieur, une heure que vous consacrez à vos plaisirs licites ; et c'est grâce à cette heure que vous aurez la force d'accomplir les trois autres. »
Remerciements à Allah, le Béni, le Très-Haut
Ô Allah, prie, salue, accrois et bénis notre Prophète Muhammad, ainsi que sa famille et ses compagnons, et accorde-leur la paix.
Chapitre 6 : Extraits de la Risâlat al-Huqûq (Traité des droits) de l'Imam Zayn al-ʿÂbidîn (paix sur lui)
Notre maître ʿAlî Zayn al-ʿÂbidîn (l'Imam as-Sajjâd) (paix sur lui) a dit :
Sache — qu'Allah te fasse miséricorde — qu'Allah a sur toi des droits qui t'enveloppent à chaque mouvement (que tu accomplis), certains plus grands que d'autres. Le plus grand des droits d'Allah sur toi est ce qu'Il S'est imposé à Lui-même, béni et exalté soit-Il, de Son droit qui est la source des droits et d'où ils découlent ; puis ce qu'Il t'a imposé du sommet de ta tête à la plante de tes pieds, selon la diversité de tes membres. Il a donc établi un droit de ta vue sur toi, (de ton ouïe, de ta langue, de ta main, de ton pied, de ton ventre et de ton sexe, un droit sur toi). Ce sont là les sept membres par lesquels s'accomplissent les actes.
Puis Allah, Puissant et Majestueux, a établi des droits pour tes actes : Il a donc établi pour ta prière, (pour ton jeûne, pour ton aumône, pour ton offrande sacrificielle et pour tous tes actes, un droit sur toi).
Puis les droits sortent de toi vers autrui (droits de tes imams, de ceux dont tu as la charge, de tes parents, de tes proches… etc.).
Le droit d'Allah, le Très-Haut : quant au plus grand droit d'Allah, c'est que tu L'adores sans rien Lui associer ; si tu le fais avec sincérité, Il S'est engagé envers Lui-même à te suffire dans les affaires de ce monde et de l'au-delà, et à préserver pour toi ce que tu aimes d'elles.
Quant au droit de ton âme sur toi : c'est que tu l'emploies pleinement dans l'obéissance à Allah : tu rends à ta langue son droit, ainsi qu'à ton ouïe, à ta vue, à ta main, à ton pied, à ton ventre et à ton sexe, tu donnes à chacun son droit, et tu demandes l'aide d'Allah pour cela.
Quant au droit de la prière : c'est que tu saches qu'elle est une délégation envers Allah, et que tu te tiens par elle devant Allah. Si tu le sais, tu seras digne d'y tenir la place du serviteur humble, plein d'espérance, plein de crainte, pauvre, qui magnifie Celui devant lequel il se tient, par le calme, l'humilité et la douceur de l'attitude… etc.
Quant au droit du jeûne : c'est que tu saches qu'il est un voile qu'Allah a placé sur ta langue, ton ouïe, ta vue, ton sexe et ton ventre, afin de te protéger par lui du Feu. Si tu abandonnes le jeûne, tu déchires le voile qu'Allah a tendu sur toi. C'est ce qu'exprime le hadith : « Le jeûne est un bouclier contre le Feu. »
Et le droit du hajj : c'est que tu saches qu'il est une visite rendue à ton Seigneur et une fuite vers Lui loin de tes péchés ; il contient l'acceptation de ton repentir et l'accomplissement de l'obligation qu'Il t'a imposée.
Quant au droit de l'aumône : c'est que tu saches qu'elle est ton trésor auprès de ton Seigneur, et ton dépôt pour lequel tu n'as pas besoin de prendre de témoins. Si tu agis ainsi, tu seras plus assuré de ce que tu as déposé en secret que de ce que tu as déposé au grand jour. Sache aussi qu'elle écarte de toi le malheur et les maladies en ce monde, et qu'elle te protège au Jour de la Résurrection.
Quant au droit de (l'épouse) : c'est que tu saches qu'Allah l'a établie comme demeure de repos, lieu d'apaisement, compagnie et protection. Il en est de même pour chacun de vous deux : il doit louer Allah, le Très-Haut, pour son compagnon et savoir que c'est un bienfait qu'Il lui a accordé ; et il lui incombe de bien traiter ce bienfait d'Allah, en l'honorant et en usant de douceur envers elle, même si ton droit sur elle est plus impératif et si l'obéissance qu'elle te doit est plus contraignante, dans ce que tu aimes et ce que tu détestes, tant qu'il ne s'agit pas d'une désobéissance. Car elle a sur toi le droit de la miséricorde et de la compagnie intime : tu dois avoir pitié d'elle parce qu'elle est ta captive, la nourrir, l'abreuver et la vêtir ; et si elle se montre ignorante, tu lui pardonnes. Quant à l'apaisement que l'on trouve auprès d'elle, il consiste en l'accomplissement du plaisir dont l'accomplissement est inévitable, et cela est considérable. Il n'y a de force qu'en Allah.
Quant au droit de ta mère : c'est que tu saches qu'elle t'a porté là où nul ne porte personne, qu'elle t'a nourri du fruit de son cœur comme nul ne nourrit personne, et qu'elle t'a protégé de son ouïe, de sa vue, de sa main, de son pied, de sa peau et de tous ses membres, heureuse et joyeuse de le faire, supportant ce qu'il y avait là de pénible, de douloureux et de pesant... Elle t'a mis au monde, et elle a consenti à ce que tu sois rassasié alors qu'elle avait faim, à ce que tu sois vêtu alors qu'elle était dévêtue, à ce que tu sois désaltéré alors qu'elle avait soif, à ce que tu sois à l'ombre alors qu'elle était au soleil... Remercie-la donc à la mesure de cela, car tu n'es pas capable de la remercier, ni n'en as le pouvoir, si ce n'est avec l'aide d'Allah et Son assistance.
Quant au droit de ton père : c'est que tu saches qu'il est ton origine et que tu es sa branche : sans lui, tu n'aurais pas existé. Chaque fois que tu vois en toi quelque chose qui te plaît, sache que ton père est la source du bienfait en toi ; loue donc Allah et honore ton père à la mesure de cela. Il n'y a de force qu'en Allah.
Quant au droit du voisin : c'est de le protéger en son absence, de l'honorer en sa présence, de le soutenir et de l'aider dans les deux cas, lorsqu'il est victime d'une injustice ; de ne pas épier ses failles et de ne pas chercher à découvrir le mal qui serait en lui pour le connaître. Et si tu le découvres sans l'avoir voulu ni t'y être efforcé, tu seras pour lui, à l'égard de ce que tu as su, une forteresse inexpugnable et un voile épais... Ne l'envie pas pour un bienfait qu'il reçoit, ne retiens pas ta mansuétude envers lui lorsqu'il se montre ignorant à ton égard, et fréquente-le avec noblesse. Il n'y a de puissance ni de force qu'en Allah.
Quant au droit de l'aîné : c'est de le respecter en raison de son âge et de l'honorer pour avoir précédé dans l'islam avant toi, de renoncer à lui faire face dans la dispute, de ne pas le devancer sur un chemin ni passer devant lui, et de ne pas le tenir pour ignorant ; s'il se montre ignorant à ton égard, tu le supportes, et tu l'honores en raison du droit de l'islam et de son caractère sacré : le droit de l'âge n'est en effet que proportionnel à l'islam. Il n'y a de force qu'en Allah.
Quant au droit du plus jeune : c'est de le traiter avec miséricorde, de l'éduquer, de l'instruire, de lui pardonner, de le couvrir, d'user de douceur envers lui et de l'aider, et de couvrir les fautes de sa jeunesse, car cela est une cause de repentir ; c'est aussi de le ménager et de renoncer à le juger, car cela le rapproche davantage de sa maturité. Il n'y a de force qu'en Allah, et louange à Allah, Seigneur des mondes.
Que les bénédictions d'Allah et Sa paix soient sur notre Prophète Muhammad, sur sa famille et ses compagnons.
Chapitre 7 : Quelques règles de bienséance islamiques importantes dans la vie du croyant
Premièrement – L'éthique de la divergence et les droits d'autrui
La divergence est une chose naturelle
Les gens diffèrent dans leurs idées, leurs opinions et leurs façons de comprendre : l'un peut aimer une chose que l'autre n'aime pas, et l'un peut estimer qu'une certaine chose convient alors qu'un autre estime qu'une autre est meilleure.
Deux amis peuvent ainsi diverger dans le choix d'un jeu, deux élèves dans la réponse à une question, ou les membres d'une famille sur certaines opinions. Cela est naturel et ne signifie pas que l'un est l'ennemi de l'autre.
Allah, le Très-Haut, nous a appris que les gens ne cessent de diverger, en disant, gloire à Lui :
« Si ton Seigneur l'avait voulu, Il aurait fait des hommes une seule communauté ; mais ils ne cessent de diverger » [Hûd : 118].
C'est pourquoi ce qui est demandé n'est pas que les gens s'accordent en toute chose, mais qu'ils connaissent la vérité, acceptent le conseil et se traitent bien les uns les autres.
La divergence d'opinion ne signifie donc pas l'hostilité, de même que l'accord d'opinion n'est pas une condition de l'affection et de la fraternité.
Qu'est-ce que l'éthique de la divergence ?
L'éthique de la divergence consiste à exprimer mon opinion avec courtoisie, à écouter l'opinion d'autrui avec respect, et à en discuter avec de bonnes paroles, sans moquerie, sans injure et sans injustice.
Si je diverge avec quelqu'un sur une opinion, je ne hausse pas la voix contre lui, je ne le qualifie pas d'ignorant, je ne me moque pas de ses propos et je ne lui fais pas de tort simplement parce qu'il ne partage pas mon avis.
Je peux plutôt lui dire : « Je vois la chose autrement, et j'aimerais t'expliquer mon opinion. »
Allah, le Très-Haut, nous a ordonné de bien parler, en disant, gloire à Lui :
« Et dites de belles paroles aux gens » [Al-Baqara : 83].
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a dit : « Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou se taise. » Convenu : rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.
Une bonne parole rapproche les cœurs, tandis qu'une mauvaise parole peut semer l'hostilité entre les gens. Cela fait partie du bon caractère que de choisir nos mots avec soin et d'éviter tout ce qui blesse les autres ou diminue leur valeur.
Comment diverger sans nous quereller ?
Lorsque la divergence survient, nous pouvons la gérer d'une manière qui préserve l'affection et le respect entre nous.
Premièrement : nous écoutons les autres avant de les juger. Il se peut que nous comprenions leurs paroles autrement qu'ils ne l'entendaient ; il vaut donc mieux les écouter jusqu'à comprendre ce qu'ils veulent dire.
Deuxièmement : nous exprimons nos opinions avec courtoisie. Nous pouvons expliquer ce que nous estimons juste par l'argument et la bonne parole, sans cris, sans insulte et sans chercher à contraindre les autres à accepter notre opinion.
Troisièmement : nous évitons la moquerie et l'insulte. Il n'est pas permis de faire de la divergence une raison de se moquer des autres ou de les rabaisser, ni de les mettre dans l'embarras devant les gens à cause de leurs opinions.
Quatrièmement : nous acceptons la vérité lorsqu'elle nous apparaît. L'être humain peut avoir raison dans son opinion, comme il peut se tromper. Il n'y a pas de honte à reconnaître son erreur ; c'est au contraire une marque de bon caractère que d'accepter ce qui est juste, même si cela vient de la bouche de quelqu'un qui nous contredit.
Cinquièmement : nous préservons la fraternité et l'affection. Si nous divergeons avec quelqu'un, la divergence ne doit pas se transformer en hostilité, en rupture, ou en incitation des gens les uns contre les autres.
Allah, le Très-Haut, a dit : « Les croyants ne sont que des frères. Réconciliez donc vos deux frères » [Al-Hujurât : 10].
La fraternité est un immense bienfait ; il est de notre devoir de la préserver et de chercher la réconciliation chaque fois qu'un différend survient entre les gens.
Respecter les autres signifie-t-il être d'accord avec eux en tout ?
Respecter les autres ne signifie pas que nous soyons d'accord avec toutes leurs opinions et tous leurs actes, ni que nous abandonnions notre religion et nos principes pour leur plaire.
Nous pouvons au contraire diverger avec eux et exposer ce que nous estimons juste, tout en préservant la courtoisie, la justice et la bonne conduite.
Si quelqu'un commet une erreur, nous pouvons le conseiller avec douceur, sans l'humilier ni le diffamer. Et s'il n'est pas convaincu par notre avis, la discussion ne doit pas dégénérer en dispute ou en hostilité.
Il convient aussi de distinguer entre respecter une personne et approuver tout ce qu'elle dit ; nous pouvons respecter quelqu'un et bien le traiter tout en divergeant avec lui sur certaines de ses opinions.
Le bon caractère ne signifie donc pas renoncer à la vérité, et s'attacher à la vérité n'autorise pas à nuire aux autres.
Et c'est l'une des choses les plus importantes que le musulman doit apprendre : allier la fermeté dans sa religion, la bonne conduite avec les gens, et le souci de la réconciliation et du rassemblement des cœurs.
La divergence ne doit pas être une cause de division
Méditons cet exemple :
Un groupe d'amis a divergé dans le choix d'un jeu auquel jouer. Au lieu de discuter calmement et de chercher une solution appropriée, certains se sont mis à se moquer les uns des autres, leurs voix se sont élevées, puis ils se sont divisés en deux groupes, et chaque camp a refusé de traiter avec l'autre.
Ils auraient pu s'entendre, s'écouter les uns les autres, puis se mettre d'accord sur un seul jeu, ou choisir les jeux à tour de rôle.
Ainsi tombent dans l'erreur beaucoup de gens, qui font de toute divergence une cause de dispute et de brouille, alors que bien des différends peuvent être surmontés par un dialogue serein, l'équité et la bonne conduite.
Allah, le Très-Haut, a dit : « Ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et votre force s'en ira » [Al-Anfâl : 46].
Le conflit qui conduit à l'affaiblissement et à la division nuit aux individus et aux groupes, tandis que la coopération et l'entente aident à surmonter les différends et à réaliser les intérêts communs.
Le musulman veille à l'unité des rangs, s'écarte de tout ce qui sème l'hostilité entre les gens et s'efforce de réconcilier autant qu'il le peut.
Le succès n'est donc pas d'imposer à tous nos opinions, mais de savoir gérer nos divergences sans injustice, sans hostilité et sans division.
Que devons-nous retenir ?
La divergence entre les gens est une chose naturelle, et toute divergence n'est pas une cause d'hostilité.
Il fait partie de l'éthique de la divergence que nous écoutions les autres et exprimions nos opinions en bonnes paroles.
Nous ne nous moquons pas de ceux qui nous contredisent, nous ne les humilions pas et nous ne leur faisons pas d'injustice.
Nous acceptons la vérité lorsqu'elle nous apparaît, et l'orgueil ne nous empêche pas de reconnaître l'erreur.
Respecter les autres ne signifie pas approuver toutes leurs opinions.
S'attacher à la religion n'est pas en contradiction avec le bon caractère et la justice dans les relations.
Nous ne faisons pas de la divergence une cause de division et de dispute, mais nous cherchons la réconciliation et l'entente.
Mon engagement envers moi-même
Le musulman doit s'engager envers lui-même à avoir un bon caractère et de bonnes paroles, à respecter les autres et à bien les traiter, à écouter leurs opinions avec attention, et à exprimer la sienne avec courtoisie et sagesse, sans moquerie, sans humiliation et sans injustice.
Il doit accepter la vérité lorsqu'elle lui apparaît, reconnaître son erreur lorsqu'il se trompe, et ne pas laisser l'orgueil l'empêcher de revenir à ce qui est juste, ni le pousser à refuser un conseil pour la simple raison qu'il vient de quelqu'un qui diverge avec lui d'opinion.
Le musulman ne doit pas non plus faire de la divergence d'opinion une cause d'hostilité, de dispute ou de division ; il ne doit pas rompre l'affection à cause d'un désaccord, ni faire du tort à quiconque à cause de son opinion ; il doit au contraire chercher l'entente et la réconciliation, et veiller à rassembler les cœurs et à préserver la fraternité et l'affection entre les gens.
Il incombe au musulman de s'attacher à sa religion et à ses principes, d'allier la fermeté dans la vérité et le bon caractère, la fierté de sa religion et le respect des autres ; car la divergence n'autorise pas l'injustice, et la bonne conduite ne signifie pas renoncer à la vérité.
Il doit faire de ses paroles une cause de diffusion du bien et de son dialogue un moyen d'entente, chercher à réconcilier les gens, et s'écarter de tout ce qui sème l'hostilité, suscite la discorde (fitna) ou conduit à la division.
Le véritable musulman apprend sa religion, soigne son caractère, respecte les autres, s'attache à la vérité, cherche la réconciliation, préserve la fraternité et l'affection, et fait de sa divergence avec les autres une occasion d'apprendre et de se comprendre, non une cause d'hostilité et de division.
Deuxièmement - L'invocation du matin et du soir pour chacun des sept jours de la semaine, chez les sunnites et chez les chiites :
A- Chez les sunnites (Ahl as-Sunna wal-Jamaʿa), cela consiste à dire :
Nous voici au matin, et le royaume appartient à Allah, et louange à Allah. Il n'y a de divinité qu'Allah, Seul, sans associé ; à Lui la royauté et à Lui la louange, et Il est capable de toute chose.
Seigneur, je Te demande le bien de ce jour et le bien de ce qui vient après, et je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de ce jour et le mal de ce qui vient après. Seigneur, je cherche refuge auprès de Toi contre la paresse et la mauvaise vieillesse. Seigneur, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de la tombe et le châtiment du Feu.
Ô Allah, c'est par Toi que nous voici au matin, c'est par Toi que nous voici au soir, c'est par Toi que nous vivons, c'est par Toi que nous mourons, et c'est vers Toi qu'aura lieu la résurrection.
Ô Allah, Tu es mon Seigneur, il n'y a de divinité que Toi ; Tu m'as créé et je suis Ton serviteur, et je reste fidèle à Ton engagement et à Ta promesse autant que je le peux. Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de ce que j'ai fait. Je reconnais Ton bienfait envers moi et je reconnais mon péché : pardonne-moi donc, car nul ne pardonne les péchés en dehors de Toi.
Et lorsque c'est le soir, on dit : (Nous voici au soir et le royaume appartient à Allah) et, au lieu de (et vers Toi est la résurrection) comme le matin, on dit : (et vers Toi est la destination finale). Cela est établi chez les sunnites (Ahl as-Sunna wal-Jamaʿa), et les chiites ne le contestent pas comme n'étant pas authentique, sachant que les chiites ont eux aussi des invocations spécifiques pour chacun des sept jours de la semaine, comme cela apparaîtra ci-dessous, s'il plaît à Allah.
Chez les chiites d'Ahl al-Bayt (paix sur eux), il existe une longue invocation qu'ils appellent l'invocation du matin et du soir de l'Émir des croyants, par quoi ils désignent notre maître ʿAlî ibn Abî Tâlib, dont Allah, le Très-Haut, a honoré le noble visage ; elle figurera dans la deuxième partie de (Je suis musulman), s'il plaît à Allah, le Très-Haut.
B- Chez Ahl al-Bayt (les chiites)
B/ Ici, nous présenterons les invocations spécifiques à chacun des sept jours de la semaine chez eux, avec l'aide et la grâce d'Allah, le Très-Haut :
Invocation du samedi
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Au nom d'Allah, parole de ceux qui s'attachent à Lui et discours de ceux qui se prémunissent. Je cherche refuge auprès d'Allah, le Très-Haut, contre l'oppression des oppresseurs, la ruse des envieux et l'iniquité des injustes, et je Le loue d'une louange qui surpasse celle de tous ceux qui Le louent. Ô Allah, Tu es l'Unique sans associé, le Roi sans que la royauté T'ait été conférée ; nulle opposition dans Ton jugement, nulle contestation dans Ta royauté. Je Te demande de répandre Tes bénédictions sur Muhammad, Ton serviteur et Ton Messager ; de m'inspirer de remercier Tes bienfaits de manière à m'amener au terme de Ton agrément ; de m'aider à T'obéir, à persévérer dans Ton adoration et à mériter Ta récompense par la douceur de Ta sollicitude ; de me faire miséricorde en me détournant de Te désobéir aussi longtemps que Tu me feras vivre ; de m'accorder le succès dans ce qui m'est utile aussi longtemps que Tu me laisseras en vie ; d'ouvrir ma poitrine par Ton Livre et d'en décharger mon fardeau par sa récitation ; de m'accorder la sécurité dans ma religion et dans ma personne ; de ne pas laisser dans la désolation, à cause de moi, ceux qui me sont proches ; et de parachever Ton bienfait sur ce qui reste de ma vie, comme Tu m'as comblé de bienfaits sur ce qui en est passé, ô Plus Miséricordieux des miséricordieux.
Invocation du dimanche
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Au nom d'Allah, Celui en qui je n'espère que la faveur, dont je ne crains que la justice, sur la parole de qui seule je m'appuie et à la corde de qui seule je m'accroche. C'est auprès de Toi que je cherche protection, ô Détenteur du pardon et de l'agrément, contre l'injustice et l'agression, contre les vicissitudes du temps, la succession des chagrins et les coups imprévus du sort, et contre l'écoulement du délai avant d'avoir pu s'y préparer et s'y équiper. C'est de Toi que je sollicite la direction vers ce qui est bon et qui amende, c'est de Toi que je demande secours dans ce qui s'accompagne de réussite et d'accomplissement, et c'est vers Toi que va mon désir : le vêtement de la santé et son achèvement, l'étendue de la sécurité et sa durée. Je cherche refuge auprès de Toi, Seigneur, contre les incitations des démons, et je me prémunis par Ton autorité contre l'iniquité des souverains. Accepte donc ce que j'ai accompli de ma prière et de mon jeûne, fais de mon lendemain et de ce qui le suit un temps meilleur que mon heure et mon jour présents, rends-moi puissant au sein de mon clan et de mon peuple, et protège-moi dans mon éveil et dans mon sommeil ; car Tu es Allah, le meilleur des gardiens, et Tu es le Plus Miséricordieux des miséricordieux.
Ô Allah, je me désavoue devant Toi, en ce jour qui est le mien et dans les dimanches qui le suivent, du shirk et de l'impiété ; je Te voue sincèrement mon invocation pour m'exposer à l'exaucement, et je persévère dans Ton obéissance dans l'espoir de la récompense. Répands donc Tes bénédictions sur Muhammad, le meilleur de Tes créatures, celui qui appelle à Ton droit ; rends-moi puissant par Ta puissance qui ne subit aucune injustice, et protège-moi de Ton œil qui ne dort pas ; scelle mon affaire en me vouant entièrement à Toi, et ma vie par le pardon. Tu es certes le Pardonneur, le Miséricordieux.
Invocation du lundi
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Louange à Allah, qui n'a pris personne à témoin lorsqu'Il a créé les cieux et la terre, ni pris d'assistant lorsqu'Il a façonné les âmes ; qui n'a pas d'associé dans la divinité ni d'allié dans l'unicité. Les langues sont impuissantes à atteindre le terme de Sa description, et les intelligences à connaître l'essence profonde de Sa connaissance ; les tyrans se sont humiliés devant Sa majesté, les visages se sont soumis à Sa crainte, et toute grandeur s'est pliée devant Sa grandeur. À Toi donc la louange, continue, ordonnée, ininterrompue et régulière, et que Ses bénédictions soient à jamais sur Son Messager, et Sa paix perpétuellement, sans fin.
Ô Allah, fais du début de ce jour qui est le mien une rectitude, de son milieu un succès et de sa fin une réussite ; et je cherche refuge auprès de Toi contre un jour dont le début est effroi, le milieu impatience et la fin douleur. Ô Allah, je Te demande pardon pour tout vœu que j'ai fait, toute promesse que j'ai donnée et tout engagement que j'ai pris sans l'avoir ensuite tenu. Et je Te supplie au sujet des torts de Tes serviteurs envers moi : tout serviteur parmi Tes serviteurs, toute servante parmi Tes servantes, envers qui j'ai commis un tort — dans sa personne, dans son honneur, dans ses biens, dans sa famille ou ses enfants —, ou que j'ai calomnié par une médisance, ou contre qui je me suis montré partial par penchant, par passion, par orgueil, par zèle partisan, par ostentation ou par esprit de clan, qu'il soit absent ou présent, vivant ou mort, et dont ma main est trop courte et ma capacité trop étroite pour lui rendre son dû et obtenir de lui son absolution : je Te demande donc, ô Toi qui détiens les besoins — eux qui répondent à Ta volonté et se hâtent vers Ton vouloir —, de répandre Tes bénédictions sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, de le satisfaire à mon égard comme Tu le voudras, et de m'accorder de Ta part une miséricorde. Certes, le pardon ne Te diminue en rien et le don ne Te nuit pas, ô Plus Miséricordieux des miséricordieux.
Ô Allah, accorde-moi, chaque lundi, deux bienfaits de Ta part : un bonheur en son début par Ton obéissance, et un bienfait à sa fin par Ton pardon, ô Toi qui es la Divinité et en dehors de qui nul ne pardonne les péchés.
Invocation du mardi
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Louange à Allah — et la louange est Son droit, telle qu'Il la mérite — d'une louange abondante. Je cherche refuge auprès de Lui contre le mal de mon âme, car l'âme incite au mal, sauf celle à qui mon Seigneur fait miséricorde ; je cherche refuge auprès de Lui contre le mal du démon, qui ajoute péché à mon péché, et je me prémunis par Lui contre tout tyran pervers, tout souverain injuste et tout ennemi dominateur.
Ô Allah, fais de moi l'un de Tes soldats, car Tes soldats sont les vainqueurs ; fais de moi l'un de Ton parti, car les gens de Ton parti sont ceux qui réussissent ; fais de moi l'un de Tes proches (awliyâ'), car Tes proches n'ont rien à craindre et ne seront point affligés.
Ô Allah, améliore pour moi ma religion, car elle est la sauvegarde de mon affaire ; améliore pour moi mon au-delà, car il est la demeure de mon séjour et celle vers laquelle je fuis loin du voisinage des vils ; fais de la vie un surcroît pour moi en tout bien, et de la mort un repos pour moi de tout mal.
Ô Allah, répands Tes bénédictions sur Muhammad, sceau des prophètes et complément du nombre des envoyés, sur sa famille, les bons et les purs, et sur ses compagnons élus ; et accorde-moi en ce mardi trois choses : ne laisse pas pour moi un péché sans le pardonner, ni un chagrin sans le dissiper, ni un ennemi sans le repousser. Au nom d'Allah, le meilleur des noms ; au nom d'Allah, Seigneur de la terre et du ciel, je repousse tout ce qui est détestable dont le commencement est Sa colère, et j'attire tout ce qui est aimé dont le commencement est Son agrément. Scelle donc pour moi, de Ta part, par le pardon, ô Maître de la bienfaisance.
Invocation du mercredi
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Louange à Allah, qui a fait de la nuit un vêtement, du sommeil un repos, et du jour un temps de résurrection. À Toi la louange de m'avoir éveillé de ma couche — et si Tu l'avais voulu, Tu l'aurais rendue éternelle —, d'une louange perpétuelle qui ne s'interrompt jamais et dont aucune créature ne peut compter le nombre.
Ô Allah, à Toi la louange : Tu as créé et façonné, déterminé et décrété, fait mourir et fait vivre, rendu malade et guéri, accordé la santé et éprouvé ; Tu T'es établi sur le Trône et Tu as embrassé la royauté. Je T'invoque comme invoque celui dont le moyen est faible, dont la ruse s'est épuisée, dont le terme approche, dont l'espoir ici-bas s'est rapproché, dont le besoin de Ta miséricorde s'est aggravé, dont le regret de sa négligence est immense, dont les fautes et les trébuchements sont nombreux, et dont le repentir est devenu pur pour Ta Face. Répands donc Tes bénédictions sur Muhammad, sceau des prophètes, et sur les gens de sa maison, les bons et les purs ; accorde-moi l'intercession de Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) et ne me prive pas de sa compagnie. Tu es certes le Plus Miséricordieux des miséricordieux.
Ô Allah, accomplis pour moi en ce mercredi quatre choses : place ma force dans Ton obéissance, mon entrain dans Ton adoration, mon désir dans Ta récompense, et mon détachement dans ce qui m'attirerait Ton châtiment douloureux. Tu es certes Plein de bonté pour ce que Tu veux.
Invocation du jeudi
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Louange à Allah qui, par Sa puissance, a fait partir la nuit en son obscurité, et qui, par Sa miséricorde, a fait venir le jour en sa clarté, et m'a revêtu de sa lumière alors que je suis dans Son bienfait. Ô Allah, comme Tu m'as maintenu en vie pour ce jour, maintiens-moi pour d'autres semblables ; répands Tes bénédictions sur le Prophète Muhammad et sur sa famille ; ne m'afflige pas en ce jour ni en d'autres nuits et jours en me faisant commettre des interdits et accumuler des péchés ; accorde-moi son bien, le bien de ce qu'il contient et le bien de ce qui le suit, et éloigne de moi son mal, le mal de ce qu'il contient et le mal de ce qui le suit.
Ô Allah, c'est par le pacte de l'islam que je cherche à m'approcher de Toi, c'est sur le caractère sacré du Coran que je m'appuie auprès de Toi, et c'est de Muhammad, l'Élu (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille), que je fais mon intercesseur auprès de Toi : reconnais donc, ô Allah, mon pacte par lequel j'ai espéré l'accomplissement de mon besoin, ô Plus Miséricordieux des miséricordieux.
Ô Allah, accomplis pour moi en ce jeudi cinq choses que seule Ta générosité peut contenir et que seuls Tes bienfaits peuvent supporter : une santé grâce à laquelle j'aie la force de T'obéir ; une adoration par laquelle je mérite l'abondance de Ta récompense ; une aisance présente dans une subsistance licite ; que Tu me mettes en sécurité, par Ta sécurité, aux moments de crainte ; et que Tu me places, à l'abri de Ta forteresse, contre les assauts des soucis et des peines. Répands Tes bénédictions sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, et fais de mon recours à lui un intercesseur utile au Jour de la Résurrection. Tu es certes le Plus Miséricordieux des miséricordieux.
Invocation du vendredi
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Louange à Allah, le Premier avant la création et la mise en vie, et le Dernier après l'anéantissement des choses ; l'Omniscient qui n'oublie pas celui qui Le mentionne, ne lèse pas celui qui Le remercie, ne déçoit pas celui qui L'invoque et ne coupe pas l'espoir de celui qui espère en Lui.
Ô Allah, je Te prends à témoin — et Tu suffis comme témoin —, et je prends à témoin tous Tes anges, les habitants de Tes cieux, les porteurs de Ton Trône, ceux que Tu as envoyés parmi Tes prophètes et Tes messagers, et toutes les catégories de Tes créatures que Tu as fait naître, que je témoigne que Tu es Allah, qu'il n'y a de divinité que Toi, Seul, sans associé, sans égal, et que Ta parole n'admet ni manquement ni changement ; et que Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) est Ton serviteur et Ton Messager, qu'il a transmis aux serviteurs ce dont Tu l'avais chargé, qu'il a lutté pour Allah comme il se doit de lutter, qu'il a annoncé la bonne nouvelle de la récompense qui est vérité et averti du châtiment qui est véridique.
Ô Allah, affermis-moi dans Ta religion aussi longtemps que Tu me fais vivre, ne fais pas dévier mon cœur après que Tu m'as guidé, et accorde-moi de Ta part une miséricorde : Tu es certes le Grand Donateur. Répands Tes bénédictions sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, fais de moi l'un de ses suiveurs et de ses partisans, rassemble-moi dans son groupe, et accorde-moi le succès d'accomplir l'obligation des vendredis, les actes d'obéissance que Tu m'y as rendus obligatoires, et le don que Tu as réparti à leurs gens au Jour de la Rétribution. Tu es certes le Puissant, le Sage. Et répands Tes bénédictions, ô Allah, sur notre Prophète Muhammad et sur sa famille pure.
Troisièmement - Les invocations du coucher et du réveil et la prière d'istikhâra :
Elles sont rapportées dans l'école des sunnites (Ahl as-Sunna wal-Jamaʿa), et il y a en elles un grand bien pour tout musulman :
Au coucher : le musulman joint ses deux paumes, souffle légèrement dedans et récite la sourate Al-Ikhlâs ainsi que les deux sourates Al-Falaq et An-Nâs, puis il s'en passe les mains sur ce qu'il peut de son corps, en commençant par sa tête, son visage et la partie antérieure de son corps. Il fait cela trois fois. Et il récite le verset du Trône (Âyat al-Kursî) avant de dormir, comme cela est établi dans le Sahîh d'Al-Bukhârî.
Puis il dit : (En Ton nom, ô Allah, je meurs et je vis). Et il dit aussi : (Ô Allah, c'est en Ton nom, mon Seigneur, que j'ai posé mon flanc, et c'est par Toi que je le relèverai ; si Tu retiens mon âme, aie pitié d'elle, et si Tu la renvoies, protège-la comme Tu protèges Tes serviteurs vertueux). Et il dit : (Ô Allah, préserve-moi de Ton châtiment le jour où Tu ressusciteras Tes serviteurs).
Il glorifie Allah trente-trois fois, Le loue trente-trois fois et proclame Sa grandeur trente-quatre fois, et c'est le tasbih que le Prophète (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) a enseigné à sa fille Fâtima az-Zahrâ' (paix sur elle) au moment de son coucher.
Au réveil : (Louange à Allah qui nous a rendu la vie après nous avoir fait mourir, et c'est vers Lui que sera la résurrection).
Invocation d'istikhâra : lorsque l'un de nous envisage une affaire, il accomplit deux rakʿas en dehors de la prière obligatoire, puis il dit : (Ô Allah, je Te demande de choisir pour moi par Ta science, je Te demande le pouvoir par Ta puissance, et je Te demande de Ta grâce immense : car Tu peux et je ne peux pas, Tu sais et je ne sais pas, et Tu es le Grand Connaisseur des mystères. Ô Allah, si Tu sais que cette affaire (il nomme son besoin) est un bien pour moi dans ma religion, ma vie et le sort final de mon affaire — ou il dit : dans mon affaire présente et future —, alors décrète-la pour moi, facilite-la-moi, puis bénis-la pour moi ; et si Tu sais que cette affaire est un mal pour moi dans ma religion, ma vie et le sort final de mon affaire — ou il dit : dans mon affaire présente et future —, alors détourne-la de moi et détourne-moi d'elle, décrète pour moi le bien où qu'il soit, puis fais-moi en être satisfait). Rapporté par Al-Bukhârî.
Les chiites ont d'autres méthodes et d'autres formules d'istikhâra, rapportées des Gens de la Maison (Ahl al-Bayt, paix sur eux), que nous n'avons pas abordées dans ce bref exposé et que nous remettons à une occasion ultérieure, s'il plaît à Allah, le Très-Haut.
Quelques sagesses de Luqmân le Sage (paix sur lui)
« Ô mon petit ! Accomplis la prière, ordonne le convenable, interdis le blâmable, et endure patiemment ce qui t'atteint. Voilà vraiment la résolution dans les affaires. Ne détourne pas ton visage des gens par dédain, et ne marche pas sur terre avec insolence : Allah n'aime pas celui qui est présomptueux et plein de gloriole. Sois modeste dans ta démarche et baisse ta voix, car la plus détestable des voix est celle de l'âne » [Luqmân : 17-19]
Et il a dit (paix sur lui) : « Trois ne se reconnaissent qu'en trois circonstances : le brave à la guerre, le généreux dans le besoin et le clément dans la colère. »
Et il a dit (paix sur lui) : « Si les gens se glorifient de la beauté de leurs paroles, glorifie-toi, toi, de la beauté de ton silence. »
Et il a dit (paix sur lui) : « Garde-toi de multiplier les excuses, car le mensonge se mêle bien souvent aux excuses. » Et il a dit encore : « Tiens-toi à l'écart de ton ennemi, méfie-toi de ton ami, et ne t'expose pas à ce qui ne te regarde pas. »
Et il a dit aussi : « Lorsqu'Allah veut du mal à un peuple, Il fait peser sur lui la controverse et le peu d'action. » Et il a dit : « Ô mon fils : ne ris pas sans motif d'étonnement, ne marche pas sans bonne conduite, et ne demande pas ce qui ne te regarde pas. »
Et il a dit : « Ô mon fils, les gens se répartissent en trois tiers : un tiers pour Allah, un tiers pour lui-même et un tiers pour les vers. Ce qui est pour Allah, c'est son âme ; ce qui est pour lui-même, c'est son action ; et ce qui est pour les vers, c'est son corps. »
Et il a dit aussi : « Sois le serviteur des gens de bien, et ne sois pas l'intime des méchants. »
Et il a dit (paix sur lui) : « Ô mon fils : quand tu es dans la prière, garde ton cœur ; quand tu es à table, garde ta gorge ; quand tu es chez autrui, garde ton regard ; et quand tu es parmi les gens, garde ta langue. » Et il a dit (paix sur lui) : « N'envoie pas comme messager un ignorant ; si tu ne trouves pas de sage, sois toi-même ton messager. »
Le bien envers les parents
Le Très-Haut a dit : « Ton Seigneur a décrété que vous n'adoriez que Lui, et que vous soyez bienfaisants envers vos parents. Si l'un d'eux ou tous les deux atteignent la vieillesse auprès de toi, ne leur dis pas “Fi !” et ne les rudoie pas, mais adresse-leur une parole généreuse. Par miséricorde, abaisse pour eux l'aile de l'humilité, et dis : “Seigneur, fais-leur miséricorde comme ils m'ont élevé lorsque j'étais petit.” »
Et l'on demanda au Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) : « Quelle est l'œuvre la plus aimée d'Allah, le Très-Haut ? Il répondit : La prière à son heure. Il dit : Puis laquelle ? Il répondit : Le bien envers les parents. Il dit : Puis laquelle ? Il répondit : Le jihad dans la voie d'Allah. » Ô Allah, accorde-nous de bien traiter nos parents, par Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille) et par sa famille (paix sur eux).
Quelques formules de la prière sur le Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui et sur sa famille)
Les formules les plus simples
اللهم صل على محمد وآل محمد Allâhumma salli ʿalâ Muhammadin wa âli Muhammad (Ô Allah, répands Tes bénédictions sur Muhammad et sur la famille de Muhammad)
Ô Allah, répands Tes bénédictions et Ta paix, accrois-les et bénis notre Prophète Muhammad et la famille de Muhammad
Ô Allah, répands Tes bénédictions sur notre maître Muhammad, le Prophète illettré (an-nabî al-ummî), et sur sa famille, et accorde-leur la paix
La prière abrahamique (as-salât al-Ibrâhîmiyya)
اللهم صل على محمد وعلى آل محمد كما صليت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم، وبارك على محمد وعلى آل محمد كما باركت على إبراهيم وعلى آل إبراهيم، إنك حميد مجيد. Allâhumma salli ʿalâ Muhammadin wa ʿalâ âli Muhammad, kamâ sallayta ʿalâ Ibrâhîma wa ʿalâ âli Ibrâhîm, wa bârik ʿalâ Muhammadin wa ʿalâ âli Muhammad, kamâ bârakta ʿalâ Ibrâhîma wa ʿalâ âli Ibrâhîm, innaka Hamîdun Majîd. (Ô Allah, répands Tes bénédictions sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu les as répandues sur Ibrâhîm et sur la famille d'Ibrâhîm ; et bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni Ibrâhîm et la famille d'Ibrâhîm. Tu es certes digne de louange et de gloire.)
La prière d'Al-Fâtih
Ô Allah, répands Tes bénédictions sur notre maître Muhammad, celui qui ouvre ce qui était fermé, qui clôt ce qui a précédé, qui soutient la vérité par la vérité et qui guide vers Ton droit chemin, ainsi que sur sa famille, à la mesure de sa véritable valeur et de sa grande dignité.
Le maître des demandes de pardon (Sayyid al-istighfâr)
Ô Allah, Tu es mon Seigneur, il n'y a de divinité que Toi ; Tu m'as créé et je suis Ton serviteur, et je reste fidèle à Ton engagement et à Ta promesse autant que je le peux. Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal de ce que j'ai fait. Je reconnais Ton bienfait envers moi et je reconnais mon péché : pardonne-moi donc, car nul ne pardonne les péchés en dehors de Toi.
Conclusion
Par l'aide d'Allah, le Très-Haut, Son bienfait, Sa générosité et Son assistance, Allah, gloire à Lui, le Très-Haut, a facilité l'achèvement de cette première partie du livre : Je suis musulman (1). Nous demandons à Allah, le Très-Haut, de nous accorder le succès d'achever la deuxième partie : Je suis musulman (2), qui sera — avec la permission d'Allah, le Très-Haut — plus étendue et plus approfondie dans les questions de la croyance islamique, des règles de la Sharia, de l'éthique et des mœurs, et de toutes les autres questions éducatives et intellectuelles importantes dans la vie du musulman.
Quant à ce livre qui se trouve entre les mains du noble lecteur, le but essentiel de sa rédaction était de présenter à l'élève musulman une image initiale, correcte et simplifiée, des principaux fondements islamiques, que ce soit en matière de croyance, d'actes d'adoration, de morale, de comportement ou de culture islamique générale, afin que se forme chez lui une vision claire et équilibrée à l'égard de sa religion, de son identité et de son appartenance islamique.
Ce travail vise donc à être une introduction éducative et pédagogique qui aide les jeunes générations et les débutants à comprendre correctement et sainement les grandes notions et les grands concepts islamiques, de sorte que, lorsque l'élève entend des mots tels que : l'islam, la foi, l'ihsân, le tawhid, la prière, la zakat, le noble Coran, la Sunnah prophétique, le noble hadith, et d'autres concepts islamiques, il en trouve une représentation claire et droite dans son esprit et dans son cœur, loin de l'ambiguïté, du trouble ou de la compréhension erronée.
J'ai veillé dans ce livre à adopter un style facile et accessible, adapté à l'éducation et à l'enseignement, qui évite la complication et la polémique épuisante, car son but suprême n'est pas simplement d'entasser des informations, mais de former l'être humain musulman conscient, modéré, miséricordieux, ouvert d'esprit, ferme sur ses principes et respectueux d'autrui.
Le véritable musulman n'est pas un être fanatique, fermé ou hautain envers les gens, mais un être qui porte le bien, l'amour et la paix, traite autrui avec sagesse, miséricorde et justice, et respecte la diversité des opinions et des efforts d'interprétation, sans renoncer à ses fondements immuables ni perdre son identité.
J'ai voulu, par ce livre, enraciner l'esprit de coexistence pacifique, de compréhension mutuelle et de coopération, et rejeter la haine, le sectarisme et la division, car la divergence entre les êtres humains est une chose naturelle et inévitable, mais elle ne doit pas devenir une cause de haine mutuelle, de querelle, de scission et de dispersion.
La vérité complète et absolue est auprès d'Allah, gloire à Lui, le Très-Haut, qui seul connaît les secrets et les intentions ; quant à nous, êtres humains, nous avons toujours besoin d'humilité, de dialogue, de tolérance et de coopération dans le bien, la bonté et la piété. Le Très-Haut a dit : « Et cramponnez-vous tous ensemble à la corde d'Allah et ne vous divisez pas » [Âl ʿImrân : 103], et Il a dit, gloire à Lui : « Il a uni vos cœurs, et par Son bienfait vous êtes devenus frères » [Âl ʿImrân : 103].
Pour conclure ce modeste travail, je me tourne vers Allah, Puissant et Majestueux, avec une invocation sincère, afin qu'Il rende ce livre utile et béni, purement pour Sa noble Face, et qu'Il accorde par lui le bien, la guidance et la science utile à quiconque le lira, l'enseignera ou en tirera profit.
Je Lui demande également, gloire à Lui, d'en faire une pierre de bien dans l'éducation d'une génération musulmane consciente, à la pensée droite, de bon caractère, fière de sa religion, aimant l'humanité, appelant à la paix, au bien et à la réconciliation. Et à la concorde.
Qu'Allah répande Ses bénédictions, Sa paix et Sa bénédiction sur notre maître Muhammad, sur sa famille pure et sur tous ses nobles Compagnons.
Abdullah Barry (Barry Salam)